Alors que les négociations pour la vente du FC Nantes entre la famille Kita et le groupe Phenix Sports Invest, représenté par l'agent portugais Paulo Tavares, s'intensifient autour d'un montant de 125 millions d'euros, le climat social s'électrise en Loire-Atlantique. Si la perspective de clore 19 années de présidence controversée sous la houlette de Waldemar Kita constitue un soulagement pour beaucoup, le principal groupe de supporters nantais refuse de signer un chèque en blanc aux futurs investisseurs.
Dans un communiqué cinglant diffusé ce jeudi 1er octobre, la Brigade Loire interpelle directement les élus locaux et dénonce l'opacité entourant le projet de reprise.
Un refus catégorique de céder au premier venu
Tout en réaffirmant que la direction actuelle a conduit l'institution nantaise dans une impasse par « incompétence, ego et décisions désastreuses », le groupe ultra refuse que l'urgence du départ de la famille Kita masque des risques majeurs pour la pérennité du club.
« Une évidence s'impose donc : le FC Nantes doit changer de propriétaire. Mais pas à n'importe quel prix. Et surtout pas pour troquer la peste pour le choléra. Nous ne fermerons pas les yeux sur les risques que pourrait représenter un éventuel repreneur simplement parce qu'il mettrait fin à l'ère Kita. »
Le FC Nantes est un « patrimoine » non un « actif financier »
Mettant en garde les pouvoirs publics et les instances financières sur les zones d'ombre du montage financier de Phenix Sports Invest, les ultras rappellent l'ancrage populaire et culturel des Canaris :
« Notre club n'est ni un jouet ni un actif financier que l'on achète, revend ou utilise au gré d'intérêts personnels. Le FC Nantes est un patrimoine, une histoire et une institution. Et son avenir mérite infiniment mieux que des promesses et des zones d'ombre. »
Alors que l'opération vise une finalisation entre la fin du mois d'octobre et le début du mois de novembre, ce coup de semonce populaire ajoute une pression considérable sur les épaules de Paulo Tavares et de ses partenaires, qui devront impérativement rassurer la DNCG et l'écosystème nantais sur leurs garanties bancaires.