L’OGC Nice est englué dans une crise profonde qui dépasse désormais le simple cadre sportif. Depuis les incidents survenus fin novembre, Jérémie Boga et Terem Moffi sont à l’arrêt. Deux attaquants majeurs. Deux dossiers devenus explosifs. Et, surtout, un conflit qui s’enlise sans la moindre issue visible.
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Tout est parti de la défaite contre Lorient. Puis des violences, en marge du match, impliquant des supporters encagoulés. Depuis, plus rien n’avance. Les joueurs ne jouent plus. Le club se défend. Et la fracture s’est élargie au point de menacer toute la fin de saison niçoise.
Une audience qui confirme l’impasse
L’audience organisée ce jeudi devant la LFP n’a fait qu’entériner le blocage. Les positions sont figées. D’un côté, les avocats de Boga et Moffi réclament une rupture immédiate des contrats, assortie du paiement intégral des salaires jusqu’en 2027. Une demande lourde, financièrement, et juridiquement sensible.
En face, l’OGC Nice ferme la porte. Le club refuse toute rupture sèche et tente d’explorer d’autres pistes. Un prêt. Un transfert définitif dès cet hiver. Des solutions de sortie, mais sans reconnaître de faute. Toutes ont été rejetées. Sans discussion possible. Le dialogue est rompu.
Le traumatisme au cœur du dossier
Les joueurs, eux, invoquent un manquement grave. Selon leur défense, ils ont été victimes d’agressions graves, dans un contexte où la protection n’aurait pas été assurée. Depuis ces événements, ils sont en arrêt maladie et estiment que le lien de confiance avec leur employeur est définitivement rompu.
Nice conteste. Le club rejette toute responsabilité directe et nie un défaut de sécurité. Deux lectures opposées des mêmes faits. Deux récits incompatibles. C’est là que se situe le cœur du litige. Et c’est précisément ce point que devra trancher, à terme, le Conseil des Prud’hommes.
Une fin de saison déjà hypothéquée
Sur le plan sportif, les conséquences sont lourdes. Selon Nice Matin, Jérémie Boga et Terem Moffi ne devraient plus rejouer d’ici la fin de saison. Une absence prolongée qui prive Claude Puel de deux armes offensives majeures, sans possibilité de retour à court terme.
L’entraîneur doit s’adapter, bricoler, réinventer son animation offensive. Mais le mal dépasse le terrain. Cette crise judiciaire, longue et coûteuse, pèse sur le vestiaire, sur la direction et sur l’image du club. À Nice, le sentiment d’une saison en suspens s’installe. Et pour l’instant, personne ne semble en mesure de refermer ce dossier brûlant.