Le duel entre l’OGC Nice et le Stade Rennais a offert un scénario inattendu dimanche lors de la 25e journée de Ligue 1. Alors que les Rennais pensaient creuser l’écart grâce à Mousa Al-Tamari, l’arbitre Romain Lissorgue a finalement annulé la réalisation. Une décision qui a surpris sur le moment mais qui repose pourtant sur une règle bien précise du règlement. Retour sur une situation rare, mais parfaitement logique au regard des lois du jeu.
La rencontre avait pourtant bien commencé pour le Stade Rennais. Les hommes de Franck Haise avaient rapidement pris l’ascendant sur l’OGC Nice, grâce à des réalisations d’Esteban Lepaul puis de Sebastian Szymanski. Avec deux buts d’avance, les Bretons semblaient déjà maîtriser leur sujet. Mais un épisode particulier allait marquer la première période.
Une célébration stoppée net
À la 34e minute, Rennes obtient un penalty après une faute sur Lepaul. L’attaquant se charge lui-même de la tentative mais voit sa frappe repoussée par Yéhvann Diouf. Dans la foulée, Mousa Al-Tamari surgit et propulse le ballon de la tête au fond des filets.
Les Rennais célèbrent immédiatement ce troisième but, pensant avoir définitivement pris le large. Mais quelques secondes plus tard, l’arbitre Romain Lissorgue annule la réalisation.
Une règle peu connue du grand public
La décision s’explique par un point précis du règlement sur les penalties. Au moment où Lepaul frappe le ballon, Al-Tamari se trouve déjà dans la zone située devant la surface, à l’intérieur de l’arc de cercle.
Selon les lois du jeu, les joueurs doivent rester en dehors de cette zone avant l’exécution du penalty. En entrant trop tôt, l’ailier jordanien se retrouve donc sanctionné.
Cette position est assimilée à un hors-jeu lorsque le ballon lui revient directement après le tir. L’arbitre a donc appliqué la règle de manière stricte, refusant le but plutôt que de faire retirer la tentative.
Dans ce type de situation, la présence de défenseurs dans la surface n’a pas d’incidence si ceux-ci ne participent pas directement à l’action.
Une situation très rare en Ligue 1
Ce genre de scénario reste inhabituel dans les championnats européens. La plupart du temps, les penalties donnent lieu soit à un but, soit à une frappe à retirer. Dans ce cas précis, la position anticipée d’Al-Tamari a suffi à invalider l’action.
Une décision logique au regard du règlement, mais suffisamment rare pour surprendre joueurs, supporters et observateurs sur le moment.