En pleine reconstruction, l’OGC Nice semble déjà avoir débuté son mercato hivernal par un départ. En effet, le cas Andy Delort se rapproche de la fin de l’histoire niçoise pour parapher un contrat du côté de Nantes, tandis que d’autres départs sont également à l’étude. Dans le même temps plusieurs arrivées son espérées, permettant ainsi de mettre la lumière sur un manquement de fond au sein de l’organisation niçoise.
Dans le sens des arrivées comme dans celui des départs, l’OGC Nice apparaît déjà comme l’un des clubs les plus actifs en cette semaine marquant la moitié du mercato hivernal. Les Aiglons entament une opération reconstruction qu’ils poursuivront certainement durant l’été 2023 dans l’idée d’améliorer l’effectif à court terme, mais aussi à moyen et court terme grâce à de jeunes joueurs prometteurs. Dans cette verve, il est justement intéressant de souligner le fait que l’OGC Nice ne fait pas figure de bon élève quant à la confiance accordée à ses jeunes.
Marseille et Nice, deux formateurs en question
En France, nombreux sont les clubs connus pour faire confiance à leur centre de formation. À l’image de Lyon ou Rennes par exemple, les joueurs issus de la formation tricolore ont bien souvent la cote à l’étranger et ce de plus en plus tôt dans leur carrière. Selon les chiffres recueillis par le CIES dans sa dernière étude, l’OL, le MHSC et le Toulouse FC sont les trois clubs qui font le plus confiance à leurs jeunes joueurs. Avec respectivement 52,1%, 39,6% et 29,4% de temps de jeu accordés à des joueurs ayant effectué au moins trois saisons parmi les jeunes de ces clubs, les formations du sud de la France se distinguent largement dans ce classement.
En queue de peloton en revanche, les trois mauvais élèves de la Ligue 1 ne sont autre que l’ESTAC (0,3% de temps de jeu accordé à ses jeunes), l’OGC Nice (0,1%) et l’OM, qui retombe ni plus ni moins à 0% en cette saison 2022-2023.
Si l’ESTAC est directement impliqué dans le projet City Group prenant source à Manchester, l’OM et l’OGCN sont deux clubs ayant énormément recours au marché des transferts, et dont les centres de formations pourraient demander à être revus dans la manière dont les pépites de ces clubs sont souvent laissées pour compte.