Auteur d’une prestation remarquée hier pour sa première en tant que titulaire sous les couleurs de l’OL, Jeffinho, qui a inscrit son premier but en France lors du derby du Rhône-Alpes, est sorti blessé à la mi-temps.
C’était la surprise du onze de départ aligné par Laurent Blanc hier, pour le compte des quarts de finale de la Coupe de France. Objectif ultime d’une saison mal embarquée en ligue 1, Lyon n’est désormais plus qu'à deux matchs d’un trophée qui leur ouvrirait les portes de l’Europe. Pour y parvenir hier, l’entraîneur lyonnais a dû s’appuyer sur les forces en présence, Lacazette, Malo Gusto et Tolisso étant toujours indisponibles, alors que Thiago Mendes venait de les rejoindre à l’issue du déplacement à Angers.
Aussi, l’équipe qui a démarré hier sur la pelouse du Groupama Stadium n’avait pas beaucoup à voir avec le onze type. Parmi les titulaires au coup d’envoi, seuls trois joueurs avec plus de 25 ans, c’est dire la jeunesse d’un groupe dont Caqueret, du haut de ses 23 ans était la doyen du milieu de terrain.
Pressenti en 3-5-2, c’est finalement en 4-2-3-1 que Lyon a débuté hier soir, avec la présence donc d’entrée de Jeffinho sur l’aile gauche, en milieu offensif ou en ailier, c’est selon. Plutôt peu en vue lors des vingt premières minutes, le déséquilibre latéral des lyonnais, qui n’ont quasiment jamais attaqué côté droit, aura permis au brésilien de se distinguer.
D’abord des prises de balles intéressantes, ensuite une rapidité qui a permis de faire bouger les lignes du bloc isérois pourtant bien en place. Réputé pour sa virtuosité technique, l’ancien joueur de Botafogo recruté 10 millions d’euros lors du denier mercato hivernal a montré en quoi son profil pouvait être différent et donc complémentaire de celui Rayan Cherki.
Lorsque le milieu formé à l’Académie a tendance à ralentir le rythme pour fixer son adversaire jusqu’à se perdre dans des dribbles inutiles, le natif de Volta Redonda a lui un style bien plus véloce qui sert davantage le sens du jeu, créant rapidement plus d’espaces pour ses partenaires.
Alors qu’il était arrivé blessé et que d’aucuns craignaient que son transfert soit un énième échec sportif, le joueur qui n’avait disputé que 29 matchs en professionnel avant de poser ses bagages le long du Rhône, ce qui est peu pour un joueur de 23 ans, aujourd’hui au nombre des doyens de la jeune équipe lyonnaise, a peut-être convaincu les plus sceptiques. À moins que sa sortie à la mi-temps, consécutive à une blessure plutôt anodine au niveau des ischios, ne leur rappelle que le brésilien arrivé blessé en janvier, n’a peut-être pas le niveau physique pour l’élite ?