Rien ne va plus à l'Olympique Lyonnais. Déjà ébranlés par une élimination douloureuse en Ligue Europa contre le Celta Vigo, les Gones ont replongé ce dimanche face à l'AS Monaco (1-2). Mais au-delà de la méforme sportive d'une équipe qui enchaîne un huitième match sans succès, c'est le corps arbitral qui se retrouve au centre du séisme rhodanien. Corentin Tolisso, capitaine d'un navire en perdition, n'a pas pesé ses mots en zone mixte, fustigeant non seulement les décisions de François Letexier, mais surtout une attitude jugée méprisante envers les joueurs lyonnais.
Un penalty de la discorde et des "mots lunaires"
Le point de rupture est survenu à la 68e minute. Alors que le score était de 1-1, une faute de Tolisso sur Akliouche a offert le penalty de la victoire à Balogun. Problème : quelques secondes plus tôt, une faute flagrante sur Endrick aurait dû, selon les Lyonnais, interrompre l'action. « Je pense qu’il y a faute tous les jours, il lui tire le maillot », a pesté Tolisso, sidéré que le VAR ne soit pas intervenu.
Plus que l'erreur technique, c'est l'échange avec l'arbitre de 36 ans qui a mis le feu aux poudres. Le champion du monde 2018 a décrit une confrontation glaciale : « J’ai trouvé ses mots lunaires et d’une arrogance totale de sa part ». Une sortie rare qui témoigne de la fracture béante entre le corps arbitral et un OL qui se sent systématiquement ciblé cette saison, de Marseille à Paris en passant par Rennes.
Le cri du cœur de Paulo Fonseca et Matthieu Louis-Jean
Sur le banc, la tension est montée d'un cran. Paulo Fonseca, déjà marqué par une suspension record, a eu bien du mal à contenir sa frustration face à ce qu'il qualifie d'inacceptable. Le technicien portugais réclame simplement l'équité : « Nous voulons juste avoir les mêmes possibilités que les autres clubs. Regardez les erreurs cette année contre Lyon, c’est incroyable ».
De son côté, le directeur technique Matthieu Louis-Jean a ironisé sur les futures excuses de la direction de l'arbitrage, dénonçant un impact direct sur la course à l'Europe derrière le RC Lens et le PSG. Si l'OL doit aussi se remettre en question pour sa série noire, le sentiment d'avoir un adversaire supplémentaire en noir sur le terrain devient pesant. « Si on doit aussi se battre contre le corps arbitral, ça va devenir très difficile », a conclu un Tolisso dépité. Le climat est officiellement délétère.