La semaine dernière a été très compliquée pour l’OL. Le rêve de Coupe de France qui était le dernier espoir de la saison lyonnaise, a été balayé par Nantes. Les supporters ont donc décidé de prendre à partie les joueurs, dont un jeune. Ça ne passe pas du tout pour Laurent Blanc.
Vainqueurs du Stade Rennais (3-1) dimanche, les Lyonnais devaient absolument se rattraper. En effet, la fin de saison est très floue après l’élimination en Coupe de France. Le ton est monté du côté des supporters qui ont décidé de faire grève en tribunes jusqu’à la fin de la saison. Le président Jean-Michel Aulas a lui appelé à faire bloc derrière Laurent Blanc et ses joueurs. Mais avec cette victoire, Lyon se replace étonnement dans la course à la 5ème place. Ils ne sont plus qu’à 5 points de Lille à 8 journées de la fin. Cependant, un incident survenu avant le match passe mal pour le coach des Gones.
Cherki sifflé, Blanc tacle les supporters
Les supporters avaient prévu de manifester leur mécontentement au Groupama Stadium avant le match contre Rennes. Rayan Cherki a notamment été pris pour cible avec des sifflets à l’annonce de la composition d’équipe. Doté d’une technique hors norme et d’un potentiel exceptionnel, le pur produit lyonnais divise. Cette saison, il a été lancé dans le grand bain par son coach. Tous les fans réclamaient sa titularisation. Mais ce diamant brut n’est pas encore poli. Son jeu est encore entaché par des excès, notamment par des gestes qui ne servent pas le collectif. Rayan Cherki le sait, il doit épurer son jeu et acquérir une certaine maturité qui viendra avec le temps. Pour autant, Laurent Blanc ne comprend pas les sifflets à son encontre et charge les supporters : « Lui (Cherki) c’est la première fois qu’il vit une situation comme celle-là, c’est un jeune joueur. Moi j’ai du mal à comprendre les gens. J’arrive au mois d’octobre ici, tout le monde me dit, il faudrait faire jouer Cherki. Rayan c’est un super joueur, il a du talent. Tu le fais jouer, et au bout de deux ou trois matchs parce que c’est plus difficile, il se fait siffler devant son public, sur son terrain, dans sa ville. Je trouve ça maladroit, pour ne pas dire autre chose. Et « maladroit » c’est très sympa. Oui il a des choses à améliorer dans jeu, mais c’est pas en sifflant que tu améliores quoi que soit. ». Souvent critiqué pour son manque de confiance envers les jeunes, Laurent Blanc prouve cette fois le contraire en défendant Rayan Cherki.