En l’absence du général Lacazette, Bradley Barcola s’est imposé comme le meilleur buteur sur les trois derniers matchs lyonnais, avec deux réalisations, l’une samedi contre Angers, l’autre mardi soir face à Grenoble.
L’arrivée de Laurent Blanc sur le banc lyonnais fin octobre aura donc coïncidé avec la relégation définitive de certains cadres, déjà peu utilisés par Peter Bosz, au profit d’une jeunesse lyonnaise fortement mise à contribution.
Aussi, de Cherki à Barcola, en passant par Kumbedi suppléant de Malo Gusto, l’ancien sélectionneur aura imposé deux joueurs formés à l’Académie comme titulaires quasi indiscutables sur le front de l’attaque lyonnaise. Alors que le talent de Rayan Cherki était connu de longue date, sa virtuosité technique a dû attendre pour s’affirmer sur les pelouses de ligue 1. Très peu utilisé par le prédécesseur de l’actuel numéro 1 sur le bancs des Gones, l’international Espoirs est devenu l’homme à tout faire de l’animation offensive lyonnaise. Si sa connexion privilégiée avec Alexandre Lacazette a pu marginalisé quelque peu son compère du centre de formation, Barcola a profité de l’absence du général pour devenir presque indispensable à des lyonnais qui ont toutes les difficultés du monde à concrétiser leur domination en occasion de buts.
À cet égard, sa vitesse est plus que précieuse et contraste notamment avec le ralentissement du jeu, caractéristique du travail de fixation de Cherki. S’il manque encore parfois d’effiicacité devant le but, hésitant notamment souvent à frapper, le natif de Villeurbanne à toutes les qualités pour offrir à l’attaque des Gones la profondeur et le mouvement qui lui manquent tant.
Auteur de 4 buts cette saison, dont 3 en février, le jeune lyonnais pourrait bien être élu vendredi pépite du mois de février, devant Warren Zaïre-Emery et Désiré Doué. Réponse demain.