Dans une saison marquée par les blessures et une rotation limitée, certains signaux statistiques commencent à interpeller du côté de l’OL. Si Paulo Fonseca a vu son groupe être renforcé cet hiver, l’impact des joueurs entrant en cours de match reste aujourd’hui très faible. Un constat qui pourrait peser dans les moments clés, notamment lorsque les rencontres se jouent sur des détails en fin de partie. Et dans un championnat aussi serré que la Ligue 1, ce manque d’apport du banc n’est pas anodin.
Depuis le début de l’exercice, les remplaçants lyonnais peinent à influer directement sur le score.
Une efficacité en berne
Après vingt-trois journées de Ligue 1, seuls trois joueurs entrés en jeu ont réussi à marquer pour l’OL : Pavel Sulc face à l’OM, Adam Karabec contre Metz et Afonso Moreira lors de la réception de Strasbourg.
Des réalisations toutes inscrites lors de la phase aller, ce qui place Lyon parmi les formations les moins performantes dans ce domaine, aux côtés du FC Nantes et du FC Metz. Un contraste marqué avec certaines équipes comme l’AS Monaco, dont les remplaçants ont déjà trouvé le chemin des filets à quatorze reprises cette saison.
Une rotation limitée
Malgré les ajustements apportés durant le dernier mercato, Paulo Fonseca continue de composer avec un effectif diminué par les pépins physiques. Cette situation l’incite à limiter les changements en cours de match, réduisant ainsi les opportunités pour les entrants de peser offensivement.
Si Roman Yaremchuk a récemment délivré une passe décisive dès son premier ballon, ce type d’impact reste trop rare pour inverser la tendance. Dans un contexte où la gestion des efforts devient cruciale sur la durée, l’apport du banc pourrait bien devenir un enjeu majeur pour les ambitions lyonnaises lors de la seconde moitié de saison.