Le passage de Jonathan Clauss à l’Olympique de Marseille s'est achevé dans un climat délétère que le principal intéressé n'a toujours pas digéré. Invité sur le plateau de beIN SPORTS ce dimanche soir, le désormais piston de l'OGC Nice a profité de l'occasion pour vider son sac et régler ses comptes avec la direction olympienne, n’hésitant pas à pointer du doigt des méthodes internes particulièrement douteuses lors du mandat de Gennaro Gattuso. L'international français crie au complot et à la manipulation de son image publique.
L'été et le changement d'air sur la Côte d'Azur n'auront pas suffi à apaiser les tensions. Alors qu'il s'épanouit sous les ordres de Franck Haise à Nice, Jonathan Clauss garde une profonde amertume de ses derniers mois passés sous le maillot de l'OM. Selon le défenseur, son départ a été orchestré de toutes pièces par l'état-major marseillais pour protéger l'entraîneur de l'époque, une version des faits qui égratigne sérieusement les hautes sphères de la Commanderie.
"On ne bosse pas de la bonne façon"
Tout aurait basculé lors d'un entretien confidentiel avec le conseiller sportif du club phocéen. « Quand Medhi Benatia arrive, on va dans le bureau et on discute. Je lui ai dit : 'écoute Medhi, je pense sincèrement qu’avec Gattuso, on n’arrivera pas à aller gratter quelque chose parce qu’on ne bosse pas de la bonne façon. On bosse beaucoup mais pas de la bonne façon. », a révélé le joueur au micro de beIN SPORTS. Une prise de position tactique qui, selon lui, a scellé son destin à Marseille, la direction préférant sacrifier un cadre plutôt que de fragiliser le technicien italien.
Dans cette tempête médiatique où il s'est senti isolé face aux critiques des supporters, le natif de Strasbourg affirme avoir reçu un soutien indéfectible au sein du groupe, notamment de la part du capitaine emblématique. « Le vestiaire m’a soutenu de ouf, Valentin Rongier s’est battu pour que je termine la saison au mois mais ça ne s’est pas fini de la bonne façon. Mon image a été salie auprès des gens, alors que tout était faux. J’ai pris des coups de pression », regrette amèrement le Niçois, affirmant que son départ « a été fait de plein de mensonges ». De quoi jeter un sérieux froid sur la gestion humaine du club lors de l'exercice précédent.