Trois victoires de suite en Ligue 1 : sur le papier, le bilan affiche une santé de fer pour l'Olympique de Marseille. Pourtant, dans les travées du Vélodrome, l'ambiance est loin d'être à la fête. La courte victoire (1-0) contre l'AJ Auxerre a agi comme un révélateur : si les points sont là, la manière, elle, brille par son absence. Une situation qui commence à faire grincer des dents au-delà du simple cercle des supporters.
Obraniak : "Le problème, ce sont les joueurs"
Pour Ludovic Obraniak, consultant sur L'Équipe du Soir, il est temps de regarder la réalité en face. En dédouanant Habib Beye, arrivé dans un contexte complexe, l'ancien international polonais a ciblé avec virulence ceux qu'il juge responsables de cette léthargie : les joueurs.
« On parle beaucoup des entraîneurs, mais ceux qui sont sur le terrain et qui doivent être pointés du doigt, ce sont les joueurs. Ils n'ont pas été très vaillants contre Auxerre. »
Pour Obraniak, ce n'est pas une question de schéma tactique ou de philosophie de jeu, le débat a déjà été tranché sous l'ère Roberto De Zerbi sans plus de succès, mais bien une question d'investissement et de mentalité. Selon lui, le port du maillot marseillais exige une exigence que le groupe actuel peine à afficher régulièrement, se contentant trop souvent du service minimum.
Un sprint final sous haute tension
L’OM conserve sa 3e place, mais ce matelas de sécurité semble bien fragile au regard du contenu proposé. L’équipe a manqué de rythme, de justesse technique et surtout de cette "grinta" qui fait l'ADN du club. Habib Beye, tout en restant focalisé sur les aspects positifs, comme la solidité défensive retrouvée avec deux clean-sheets de suite, sait que le temps presse.
Le prochain rendez-vous dominical face au LOSC s'annonce déjà comme un tournant décisif. Dans un Vélodrome sous tension, où les enjeux sportifs se mêlent à un contexte social local complexe, les joueurs marseillais n'auront plus le droit à l'erreur. Une défaite contre Lille permettrait aux Dogues de revenir à seulement deux points de la 3e place. Plus qu'une question de tactique, ce choc sera un test de caractère grandeur nature pour un groupe dont la mentalité est aujourd'hui ouvertement remise en question par les observateurs.