L'histoire d'amour entre Benjamin Pavard et l'Olympique de Marseille semble toucher à sa fin avant même d'avoir réellement décollé. Arrivé l'été dernier en provenance de l'Inter Milan avec une immense attente, le champion du monde 2018 n'a pas réussi à s'imposer comme le patron espéré de la défense olympienne. Malgré un net regain de forme depuis la nomination d'Habib Beye, la sentence des dirigeants marseillais paraît irrévocable : le défenseur tricolore ne sera pas conservé à l'issue de son prêt en juin prochain.
L'obstacle des 15 millions d'euros
Le nœud du problème est avant tout financier. Pour transformer le prêt de Benjamin Pavard en transfert définitif, l'OM devrait débourser la somme de 15 millions d'euros auprès de l'Inter Milan. Un investissement jugé trop élevé par l'état-major marseillais au regard de la saison en dents de scie du joueur de 29 ans. Selon les informations du Phocéen, le départ du défenseur est quasiment acté, le club préférant réallouer ses ressources sur d'autres profils pour le prochain mercato estival.
Un automne noir qui a laissé des traces
Si Pavard retrouve aujourd'hui des couleurs sous les ordres d'Habib Beye, son passage sous l'ère Roberto De Zerbi a été marqué par des erreurs coûteuses. Le mois d'octobre a notamment été fatal à sa réputation, avec des prestations manquées contre le Sporting Portugal en Ligue des Champions et face au RC Lens. Relégué sur le banc pendant de longues semaines, l'ancien Lillois a vu son image s'écorner auprès des supporters du Vélodrome, rendant la levée de son option d'achat de plus en plus improbable.
L'objectif Mondial 2026 en ligne de mire
Malgré cette fin d'aventure programmée à Marseille, Benjamin Pavard joue gros dans ce sprint final. Son objectif est double : Redorer son blason et Séduire Didier Deschamps. Le défenseur croit toujours en ses chances d'intégrer la liste des Bleus pour la Coupe du monde 2026 aux États-Unis.
Pour espérer voir l'Amérique, Pavard doit maintenir un niveau de performance irréprochable d'ici juin. Chaque match sous le maillot olympien est désormais une finale pour lui, autant pour son honneur que pour la suite de sa carrière internationale.