La débâcle au Parc des Princes (5-0) a laissé des traces bien au-delà du simple résultat. Roberto De Zerbi se retrouve au cœur d'une vive controverse après avoir pris des décisions radicales lors du Clasico face au PSG. L'entraîneur de l'OM a notamment écarté deux joueurs dans des circonstances qui alimentent les discussions. La non-convocation de Tochukwu Nnadi, recrue hivernale arrivée pour renforcer l'entrejeu marseillais, surprend autant qu'elle interroge. Parallèlement, l'absence de Nayef Aguerd des pelouses parisiennes soulève des questions sur la gestion de l'effectif dans un moment aussi crucial. Ces choix, assumés publiquement par le technicien italien, révèlent une philosophie de management qui ne fait pas l'unanimité. Entre rigueur tactique et prise de risque minimale, De Zerbi trace une ligne directrice qui pourrait redéfinir son approche pour la suite de la saison.
Une recrue sacrifiée avant même d'avoir joué
Le cas Tochukwu Nnadi illustre parfaitement la radicalité des décisions prises. Arrivé lors des derniers jours du mercato hivernal, le milieu nigérian n'a même pas été inscrit sur la feuille de match. Aucune place sur le banc, aucune considération tactique visible. De Zerbi s'est justifié sans détour après la rencontre : "Je ne lance pas un joueur sans certitude dans un match de ce niveau. Il n'était pas prêt pour l'intensité d'un Clasico". Cette explication, bien que cohérente sur le principe, pose néanmoins question. Pourquoi recruter un joueur en urgence s'il n'est pas opérationnel pour les échéances majeures ? La direction marseillaise avait pourtant présenté cette signature comme une réponse aux besoins immédiats de l'équipe. L'écart entre le discours et la réalité du terrain devient difficile à justifier. Cette mise à l'écart brutale envoie également un signal fort au vestiaire sur les exigences du coach italien.
Aguerd absent : prudence médicale ou choix tactique déguisé ?
L'absence de Nayef Aguerd ajoute une couche supplémentaire au mystère. Le défenseur marocain avait effectué le déplacement à Paris, laissant croire à une possible utilisation. Finalement, il est resté spectateur depuis les tribunes. De Zerbi a évoqué un malaise survenu le jour du match : "Il s'est senti mal le jour du match. Prendre le moindre risque aurait été irresponsable". Cette version officielle ne convainc pas totalement les observateurs. Certains y voient une façon élégante de justifier un choix sportif déjà acté en amont. La défense marseillaise, pourtant mise à rude épreuve durant la rencontre, aurait peut-être bénéficié de l'expérience d'Aguerd. Cette gestion prudente, voire excessive selon certains, reflète une approche où le risque zéro prime sur l'urgence du résultat. Les prochaines semaines diront si cette philosophie porte ses fruits ou accentue les difficultés olympiennes.
Un débat qui dépasse le simple cadre sportif
Ces décisions alimentent désormais les discussions en interne comme parmi les supporters. La rigueur affichée par De Zerbi peut être perçue comme une marque d'exigence salutaire ou comme un excès de prudence contre-productif. Les résultats des prochains matchs seront déterminants pour valider ou remettre en cause cette approche managériale stricte qui caractérise le technicien italien depuis son arrivée sur la Canebière.