Arrivé dans l’urgence sur le banc de l’OM, Habib Beye savait que la mission ne serait pas simple. Mais au-delà des résultats sportifs, c’est un tout autre chantier qui semble aujourd’hui s’imposer à lui : recréer une adhésion collective dans un vestiaire encore marqué par le départ de Roberto De Zerbi. Entre attachement au projet précédent et scepticisme latent, l’ancien international sénégalais doit déjà gérer ses premières turbulences.
Un vestiaire encore tourné vers le passé
Le départ précipité de Roberto De Zerbi a laissé des traces. Et pas uniquement sur le plan tactique. Plusieurs cadres auraient été séduits par la vision du technicien italien, au point de voir son successeur comme une transition plus que comme un nouveau point de départ.
Un constat résumé sans détour par Kevin Diaz : « Tu vois tout de suite au visage d’Ethan Nwaneri quand Habib Beye lui parle, je n’ai pas l’impression qu’il en ait quelque chose à faire. On ne rend pas compte de la perte de l’OM vis-à-vis de leur entraîneur et du départ de De Zerbi ». Dans ce contexte, instaurer une nouvelle hiérarchie et un discours audible devient un enjeu aussi crucial que le prochain match de Ligue 1.
Plus qu’un problème de système
La défaite inaugurale face à Brest (0-2) a rappelé une évidence : le chantier dépasse largement le rectangle vert. Restaurer la confiance, réinstaller de l’intensité et retrouver une forme de solidarité seront les priorités immédiates. Kevin Diaz l’a d’ailleurs souligné : « Habib Beye va avoir énormément de travail. Je n’ai jamais cru que le problème de l’Olympique de Marseille était l’entraîneur ».
Entre gestion humaine, remise en question collective et impératif de résultats, Beye joue déjà gros.
Car à Marseille, l’adhésion précède souvent la performance. Et sans elle, le reste devient secondaire.