Le climat électrique de Marseille vient de franchir un nouveau palier de tension. Alors que l'Olympique de Marseille peine à trouver son second souffle dans la course aux places européennes, une voix forte du paysage médiatique a décidé de jeter un pavé dans la mare. Sur les ondes de RMC, l'ancien international Jérôme Rothen n'a pas pris de gants pour fustiger le bilan et la légitimité d'Habib Beye. Entre critiques tactiques acerbes et remise en question totale de son management, le consultant demande ouvertement la fin de l'aventure pour l'ex-coach du Red Star. Un réquisitoire qui fragilise un peu plus un technicien déjà sous le feu des projecteurs après une série de résultats décevants.
Un manque de légitimité pointé du doigt
Pour Jérôme Rothen, la nomination d'Habib Beye à la tête du plus grand club français ne répond à aucune logique sportive concrète. Selon lui, le costume de président du terrain serait bien trop large pour un entraîneur dont le CV reste encore léger pour les exigences du Vélodrome. Le consultant estime que le prestige de l'institution phocéenne a été bradé lors de cette signature.
« Beye n’a rien à faire sur le banc de l’OM, c’est tombé du ciel pour lui. Entraîner un des meilleurs clubs français se mérite en termes de personnalité et surtout de résultats », a lâché l'ancien Parisien dans des propos rapportés par la source. Cette attaque frontale souligne le fossé entre l'image médiatique du coach et la réalité comptable d'un OM qui stagne. Avec deux défaites récentes et une élimination précoce en Coupe de France, le crédit de Beye semble s'épuiser à vue d'œil auprès des observateurs les plus influents.
L'ennui tactique comme point de rupture
Au-delà de la légitimité, c'est l'identité de jeu prônée par Beye qui cristallise les tensions. Accusé de transformer Marseille en une forteresse frileuse, le technicien se voit reprocher un manque flagrant d'ambition offensive, loin des standards historiques du club. Rothen va même jusqu'à suggérer que le coach lui-même subit son propre système de jeu restrictif.
« Même lui sur le banc, il doit s’emmerder tant son équipe est ultra défensive », s'insurge Rothen, rappelant que le public marseillais attend autre chose que des clean sheets laborieux contre des adversaires modestes. Dans un contexte où le souvenir du projet de Roberto De Zerbi, bien qu'échoué, hante encore les esprits, Habib Beye se retrouve dos au mur. Pour sauver sa place et calmer la gronde, le coach olympien n'aura d'autre choix que de transfigurer son équipe lors du sprint final, sous peine de voir le mercato d'été se transformer en porte de sortie prématurée.