Eliminé de la Coupe de France au terme d’un scénario cauchemardesque, l’OM pourrait bien tout perdre cette saison en cas d’absence de réaction rapide. Après une semaine catastrophique, marquée par la gifle reçue par le PSG et la défaite face à une équipe de deuxième division, les olympiens se déplacent à Rennes dimanche et devront monrter un autre visage pour s’imposer dans l’enceinte impériale du Stade Rennais.
Longtemps, le Roazhon Park comptait au nombre des forteresses imprenables. En 2023, les rennais ne se sont inclinés qu’une seule fois à domicile, alors qu’ils étaient invaincus en Bretagne depuis la première journée et une défaite le 7 août infligée par Lorient.Malgré cette constance, depuis janvier et la blessure de Martin Terrier, la donne est sensiblement différente à Rennes, qui en dépit d’une courte victoire de prestige face à l’ogre parisien le 15 janvier, a perdu 4 fois lors des 8 derniers rencontres.
Aussi, ce constat mitigé, attestant à la fois d’une solidité notable à domicile, et d’une fébrilité aiguë depuis la reprise post Coupe du Monde, est autant encourageant que menaçant pour les marseillais. D’un côté, les olympiens affronteront une équipe en difficulté et privé de son meilleur élément, de l’autre, les rennais ne sont pas favoris et devraient jouer libérés face à des phocéens dont on commence à apercevoir les failles défensives, particulièrement béantes face à Paris et coupables contre Annecy. En ce sens, les hommes d’Igor Tudor devront se prévenir du piège breton.
Si Genesio alterne ces temps-ci entre deux configurations tactiques-4-4-2 et 4-3-3 ; la patte offensive imprimée par le croate sur le collectif phocéen ne devra pas négliger cette fois-ci la fermeture des espaces, notamment dans le dos des pistons portés aux avants-postes.
Or, il se murmure actuellement que les temps ne sont pas roses du côté de la Commanderie. Alors que la victoire finale au Stade de France était l’objectif numéro 1 des olympiens qui semblent voir dit adieu au titre après leur défaite face au PSG, les lendemains de l’élimination de la Coupe de France révèlent un effectif abattu. De plus, il est apparu mercredi que les coéquipiers d’Alexis Sanchez accusaient quelque peu le coup physiquement, alors que le style de jeu prônée par Igor Tudor est particulièrement énergivore.
Il faudra donc puiser à la fois dans les ressources mentales, psychologiques et athlétiques dimanche pour parvenir à dépasser cette mauvaise passe, qui ne faudrait absolument pas prolonger par une contre-performance en Bretagne. Peut-être l’occasion d’un turnover et la deuxième titularisation de Vitinha, auteur de bonnes entrées dimanche et mercredi derniers ?