OM : Le craquage de Nayef Aguerd après le nul contre Strasbourg

Jacques Abardonado retrouvait le banc marseillais en tant que coach intérimaire, une fonction qu'il avait déjà occupée lors du départ de Marcelino. Cette fois, l'ancien de la maison devait assurer la transition après le départ de Roberto De Zerbi. Le contexte rendait la tâche particulièrement ardue : une humiliation face au PSG (0-5) encore dans les têtes et un adversaire, Strasbourg, réputé pour son jeu offensif séduisant. Au Vélodrome, les attentes étaient immenses malgré la contestation des supporters qui boycottaient les tribunes et multipliaient les banderoles contre la direction. L'homme de 47 ans avait passé la semaine à reconstruire mentalement un groupe meurtri et épuisé, privilégiant la simplicité tactique et la liberté d'expression pour éviter toute surcharge cognitive.

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Illustration : "OM : Le craquage de Nayef Aguerd après le nul contre Strasbourg"
© Site officiel de l'OM

Une stratégie simple mais insuffisante

Abardonado avait opté pour une approche directe : moins de vidéo, plus de confiance. "On a essayé d'apporter du positif toute la semaine, en faisant des choses simples. Que les joueurs n'aient pas à réfléchir, les mettre à leurs postes, leur donner un peu de liberté pour qu'ils puissent se décharger avec moins de travail vidéo pour qu'ils gardent la tête fraîche et ne pas chercher la complication sur le plan tactique", expliquait-il. Le plan semblait fonctionner. Après des débuts hésitants, Mason Greenwood libérait les siens. Le deuxième but de Gouiri au retour des vestiaires laissait présager un succès tranquille. Pourtant, les vieux démons marseillais resurgirent rapidement. L'équipe retomba dans ses travers habituels, encaissant d'abord un but qui installa le doute, puis un penalty à la 90e+4 pour concéder un nul frustrant (2-2).

Le message sans filtre d'Aguerd

Au micro de beIN Sports, Nayef Aguerd n'a pas mâché ses mots. "Cela fait mal. Il n'y a rien à dire, les supporters en ont marre d'entendre des 'on va travailler, on va faire ceci…', à un moment, il n'y a qu'une réalité, c'est le terrain", lançait le défenseur marocain. Il refusait que seule la défense soit pointée du doigt, estimant que toute l'équipe portait la responsabilité de ces défaillances chroniques en fin de match. "C'est humiliant pour tout le monde, des supporters au staff. Il faut assumer, moi, de mon côté, je ne vais rien lâcher", martelait-il. Son constat était sans appel : le talent seul ne suffit plus, l'OM doit retrouver de l'agressivité et du caractère, surtout à domicile.

Un constat accablant

Aguerd poursuivait son analyse franche : "On essaie de tout donner, mais cela ne marche pas, ça ne marche pas. On ne va pas se voiler la face. Il faut retrouver d'autres ingrédients". Dans le vestiaire, les joueurs ont reconnu que le talent individuel ne compensait pas le manque d'intensité collective. Pour le défenseur, jouer de cette manière au Vélodrome constitue une anomalie inacceptable. Son appel à aller vers l'avant résonne comme un ultimatum adressé à l'ensemble du groupe marseillais.

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