Malgré la bouffée d'oxygène sportive obtenue sur la pelouse de l'ESTAC Troyes (0-2) pour mettre un terme à une série noire de cinq défaites consécutives, l'Olympique de Marseille ne parvient pas à échapper aux turbulences. Au cœur des discussions : le comportement boudeur d'Igor Paixão au moment de céder sa place à la 87e minute, l'ailier brésilien ayant ostensiblement refusé de serrer la main tendue par son entraîneur Bruno Genesio.
Une scène qui a provoqué une onde de choc sur les plateaux télévisés et radiophoniques, à l'image des critiques acerbes formulées par les consultants de l'émission L'After Foot sur RMC.
Kevin Diaz et Walid Acherchour montent au créneau
Particulièrement remonté par l'attitude de l'ancien joueur du Feyenoord, Kevin Diaz n'a pas hésité à pointer le décalage entre le statut du joueur et son investissement sur le terrain : « C'est inadmissible, tu n'as pas à être déçu de ton match, tu sors. Tu es dans une période très compliquée, tu encourages tes coéquipiers... Si je suis directeur sportif, je le convoque demain avec son agent direct et je lui dis : "Mais tu es un fou. On est dans une galère sans nom, tu es au courant et tu vas faire la star à sortir à la 88e." »
Un constat partagé par Walid Acherchour, qui a mis en lumière la faiblesse des prestations sportives du Brésilien depuis le début de la saison. Incapable de faire valoir sa supériorité technique et athlétique face à des blocs défensifs regroupés, le numéro 14 marseillais peine à justifier les 35 millions d'euros refusés par la direction phocéenne l'été dernier.
Bruno Genesio choisit la carte de l'apaisement
À l'opposé de la tempête médiatique et des appels à des sanctions exemplaires en interne, le technicien marseille a préféré désamorcer la polémique en conférence de presse d'après-match. Voulant protéger son joueur, Bruno Genesio a minimisé l'accrochage : « Pour moi, c'est rien. Ça peut arriver. Je pense qu'il était frustré, peut-être frustré de sortir, peut-être frustré de son match. Je peux le comprendre. Il sait qu'il peut compter sur moi et qu'il a la confiance du groupe. Il sait qu'on a fait beaucoup de choses pour qu'il reste ici. Il n'y a rien de grave. »
Une main tendue salvatrice pour éviter l'embrasement du vestiaire olympien. Reste désormais au principal intéressé à dissiper les doutes en répondant de la plus belle des manières sur le rectangle vert dès les prochaines échéances.