OM - LOSC : Le choc menacé ? Le coup de gueule fracassant d’Olivier Létang

Le climat entourant l'affiche entre l'Olympique de Marseille et le LOSC ne cesse de se tendre à mesure que le coup d'envoi approche. Alors que la LFP a décidé d'avancer la rencontre à 17h15 pour éviter les débordements liés aux résultats des élections municipales, le président lillois Olivier Létang monte au créneau. Pour le dirigeant des Dogues, cette décision administrative est non seulement illogique, mais elle mettrait directement en péril la sécurité de ses joueurs et de son staff dans les rues phocéennes. Un bras de fer musclé est désormais engagé entre le club nordiste et les instances du football français.

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Illustration : "OM - LOSC : Le choc menacé ? Le coup de gueule fracassant d’Olivier Létang"
© Site officiel du LOSC

Une faille de sécurité pointée du doigt

La colère d'Olivier Létang repose sur un constat simple : avancer l'horaire du match ne règle en rien le risque de troubles publics, au contraire. Si le match débute plus tôt, la délégation lilloise devra quitter le stade précisément au moment où les tensions politiques pourraient être à leur paroxysme. « Ma position à moi est de dire qu’en jouant à 17h15, notre délégation va sortir du stade entre 20h30 et 21 heures. Les premières estimations sont communiquées vers 18h ou 19h », explique le patron du LOSC dans les colonnes de L'Équipe.

Pour lui, le paradoxe est total : si la Préfecture de police juge qu'il est périlleux de jouer en soirée, il est tout aussi risqué de se retrouver sur la Canebière au moment des proclamations. « Pourquoi notre délégation serait plus en sécurité en sortant à ce moment-là ? », s'interroge-t-il légitimement, fustigeant un manque de cohérence flagrant.

Le calendrier, l'éternel débat

Alors qu'une demande de report vers les 21 ou 22 avril a été balayée d'un revers de main par le conseil d'administration de la Ligue, Létang estime que l'élimination récente de l'OM sur la scène européenne offre désormais une flexibilité nouvelle. Pour la gestion globale du championnat, ce blocage administratif est perçu comme un manque de rationalité. Le président lillois ne décolère pas : « Si on ne peut pas jouer à 20h45 parce que c’est trop dangereux, pourquoi jouer à 17h15 et nous faire sortir au moment où ça va être plus chaud ? ». La balle est désormais dans le camp de la LFP, qui devra décider si la sécurité prime sur les impératifs des diffuseurs.