L'Olympique de Marseille s'apprête à vivre un séisme administratif majeur. Alors que le club bataille sur le terrain pour arracher une place sur le podium de la Ligue 1, les coulisses du Vélodrome ressemblent à un champ de ruines. Après le départ de Pablo Longoria, c'est désormais l'architecte sportif du projet qui tire sa révérence. Frank McCourt a officiellement confirmé ce week-end que Medhi Benatia quitterait ses fonctions à l'issue de la saison. Malgré des tentatives désespérées de la direction pour retenir l'ancien international marocain, ce dernier est resté de marbre, plongeant l'institution dans un flou technique total à l'approche du mercato d'été.
McCourt a tenté le tout pour le tout
Le propriétaire de l'OM ne cache pas son admiration pour le travail de son directeur du football. Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, Frank McCourt a réitéré son attachement au profil de Benatia, espérant jusqu'au bout un revirement de situation. Cependant, la décision du dirigeant, démissionnaire depuis février mais resté pour assurer la transition, semble irrévocable.
Au micro de RMC, Daniel Riolo a apporté des précisions sur cette ultime opération séduction. Selon lui, les équipes de McCourt ont tout essayé pour convaincre le Marocain de piloter la saison 2026-2027. En vain.
« Ils ont encore tenté le coup au bout du bout, mais il ne veut plus », a révélé le consultant dans l'After Foot, soulignant une lassitude évidente chez l'ancien défenseur de la Juventus.
Un navire sans capitaine pour le sprint final
Cette situation de fin de règne pose de sérieuses questions sur la capacité de mobilisation du groupe pour les dernières échéances. Avec un président par intérim, Alban Juster, et un directeur sportif sur le départ, l'autorité hiérarchique s'effrite. Riolo pointe d'ailleurs un risque de démobilisation : comment les joueurs reçoivent-ils le message d'un chef qui prépare déjà ses valises, surtout au sein d'un groupe au caractère parfois jugé trop fragile ?
L'avenir d'Habib Beye sur le banc est lui aussi suspendu à ce flou institutionnel. Le futur président, dont le nom de Mohamed Bouhafsi circule avec insistance pour reprendre le flambeau, héritera d'un chantier colossal. Sa première mission sera de trouver le successeur de Benatia et de trancher le sort de Federico Balzaretti. Pour Marseille, l'été 2026 s'annonce comme celui de la reconstruction totale, à tous les étages du club.