C’est une rumeur qui a enflammé les réseaux sociaux ces derniers jours : l'Olympique de Marseille aurait mis en place une « armée numérique » pour orienter l'opinion des supporters et manipuler les discussions en ligne. Face à la viralité de ces accusations, le club phocéen a dû monter au créneau pour clarifier sa stratégie digitale. Non, l’OM ne cherche pas à museler le débat, mais tente plutôt de professionnaliser son approche face à la prolifération des rumeurs, notamment concernant une hypothétique vente du club.
Manu Lonjon, le visage du "Social Listening"
Loin des scénarios dignes de films d'espionnage, le recrutement de Manu Lonjon figure médiatique bien connue des aficionados du mercato répond à une logique d'entreprise désormais classique dans le monde du sport professionnel : le social listening.
Cette mission, confiée à l'expert, n'a aucune dimension offensive ou de propagande. Il s'agit d'un outil de veille stratégique. L'objectif est simple : monitorer en temps réel ce qui se dit sur les réseaux sociaux pour détecter les tendances, identifier les sources de désinformation et anticiper les polémiques avant qu'elles ne prennent une ampleur démesurée. Dans un écosystème marseillais où la passion peut rapidement se transformer en tempête médiatique, cette expertise est devenue un atout précieux pour le département communication.
Une réponse à l'infobésité sur la vente du club
Le cœur de cette stratégie réside dans la gestion des fake news. Les spéculations récurrentes sur une vente du club à des investisseurs étrangers polluent régulièrement l'actualité olympienne, créant un climat d'instabilité artificielle. En recrutant un fin connaisseur des coulisses du football, capable d'analyser la propagation des informations, l'OM se dote d'un radar pour distinguer le vrai du faux.
La mission de Manu Lonjon se limite à observer et analyser les conversations en ligne pour mieux comprendre l'environnement numérique autour de l'OM.
Cette démarche souligne une prise de conscience des dirigeants : à l'ère du numérique, la réputation d'une institution comme l'Olympique de Marseille se joue autant sur le terrain qu'à travers les écrans de ses supporters. En s'entourant de profils capables de naviguer dans cette complexité, l'OM cherche à sécuriser son image de marque. L'idée n'est pas de faire taire les critiques, mais d'avoir les moyens de répondre avec précision et réactivité dans un monde où la rumeur circule plus vite que la vérité.