Hier soir, l’Olympique de Marseille a connu sa seconde défaite consécutive en autant de matchs de poules de Ligue des Champions face à l’Eintracht Francfort. Un revers que les hommes d’Igor Tudor doivent à un détail majeur : le manque de réalisme lors des occasions nettes de buts.
C’est une nouvelle déception pour le peuple marseillais. Alors que l’Olympique de Marseille devait se ressaisir après la défaite reçue face à Tottenham, les hommes d’Igor Tudor ont connu le même sort face au récent vainqueur de la Ligue Europa. Un nouveau revers qui a permis de dévoiler à l’Europe entière la plus grosse des difficultés olympiennes en Ligue des Champions : le réalisme. Alors que Francfort n’aura pas eu besoin d’énormément d’occasions avant de trouver la faille, les Marseillais ont manqué à plusieurs reprises des occasions nettes et franches de buts pouvant leur permettre de revenir au score. Cela a été notamment le cas de Luis Suarez et de Valentin Rongier, deux joueurs qui s’attirent les foudres des supporters marseillais sur les réseaux sociaux depuis le coup de sifflet final. Mais cet énervement général est compréhensible. Les rencontres européennes se jouent sur des détails tant les équipes sont souvent au même niveau. Lors du match de ce mercredi, les Olympiens n’étaient pas en dessous de leur niveau de jeu habituel. Ces derniers n’avaient juste aucune efficacité offensive, ce qui pouvait rassurer la défense allemande au fur et à mesure du déroulement de la partie. Avec cette nouvelle défaite, les coéquipiers de Dimitri Payet pointent à la dernière place du groupe D avec 0 point derrière Tottenham et Francfort (3pts) ainsi que le Sporting Portugal (6pts), futur adversaire des Phocéens au Vélodrome.
Les choix du Tudor remis en cause
Même si le manque de réalisme est le gros détail à régler avant de recevoir le club de Lisbonne, les choix faits par Igor Tudor en cours de match ont également du mal à passer chez les aficionados marseillais. Ces derniers lui reprochent sa gestion catastrophique de l’effectif et ses changements douteux en faisant sortir Alexis Sanchez pour Luis Suarez ou bien en remplaçant Dimitri Payet, copieusement sifflé. Les déclarations du technicien croate en interview d’après-match remettant la faute du revers sur les blessures et le rythme ne passent pas non plus. Alors que tout se déroule pour le mieux en Ligue 1, les Phocéens sont à l’agonie en Champions League et peuvent voir la place en huitième de finale tant convoitée définitivement s’envoler lors de leur prochaine réception face au Sporting Portugal, actuel leader du groupe si la victoire leur échappe une nouvelle fois.