Au lendemain de la défaite des marseillais face au PSG, beaucoup d’interrogations entourent l’organisation tactique mise en place par Igor Tudor. Parmi celles-ci, le positionnement relativement floue du capitaine phocéen reste toujours sans réponse.
Entre la réception du PSG en Coupe de France et la confrontation d’hier en championnat, il n’y avait pas que la présence de Mbappé pour seule différence.
Adepte d’une défense à trois axiaux, et d’un milieu de terrain moderne avec deux sentinelles dans l’axe, deux pistons sur les cotés et deux offensifs en soutien de l’attaquant de pointe, le croate avait hier opté pour un 4-5-1 plus traditionnel. Positionné dans l’axe gauche de la défense, le milieu de terrain de formation avait livré une prestation plus que satisfaisante un cran plus bais il y a 15 jours. Aussi, en l’absence de Mbemba et Gigot, l’un suspendu, l’autre blessé, on pouvait s’attendre à ce que Tudor titularise à nouveau l’ancien nantais à ce poste, d’autant qu’il possède de nombreuses solutions au milieu de terrain.
À défaut, Rongier était positionné en sentinelle devant Bailly et Balerdi, avec qui en bon capitaine, il aura coulé le temps du naufrage marseillais. Astreint au marquage d’un Fabain Ruiz en grande forme, le numéro 21 a alterné entre le milieu et la défense, supposément dans un rôle de relayeur qu’il n’aura malheureusement pou tenir en raison de la maîtrise parisienne.
À l’instar de Guardiola, certaines surprises tactiques concoctés par un entraîneur peuvent se révéler un piège pour les joueurs de sa propre équipe. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?