Dominés en Auvergne, les marseillais ont pu compté sur leur attaquant chilien pour engranger trois points précieux dans une course au titre, plus que relancée par les contre-performances parisiennes.
Telle est peut-être la marque des grandes équipes : savoir l’emporter, même sans briller. Auteurs d’une performance remarquable mercredi, les hommes d’Igor Tudor ont surêment subi hier le contre-coup d’un pressing sans relâches et d’une dépense d’énergie maintenues 90 minutes durant face au PSG.
Aussi, hier face à des clermontois plutôt en réussite en 2023 : ils n’avaient perdu qu’une seule fois en 7 rencontres avant d’affronter l’OM hier soir ; les marseillais s’en sont remis à la grinta d’un homme au pic de sa carrière après deux saisons plus difficiles à l’Inter.
Au cours d’un match où l’OM a longtemps laissé l’adversaire joué, l’international chilien a d’abord ouvert le score sur un penalty obtenu par Malinovskyi sur coup-franc .À l’image du nouveau club champion du monde, sacré hier à Rabat, les olympiens, comme les hommes de Carlo Ancelotti, souvent capables de subir la quasi-intégralité d’un match avant de plier la rencontre en l’espace de cinq minutes, ont su être efficaces lorsqu’il le fallait, après avoir su contenir les possessions auvergnates.
Aussi, à l’issue d’une semaine idyllique pour les phocéens, une question semble se poser : pourquoi les dirigeants olympiens ont-il réalisé le transfert le plus important de l’histoire du club pour recruter un attaquant, destiné à jouer le rôle de doublure ?
Certes, il fallait pallier le départ de Dieng et la longue absence d’Amine Harit. Toutefois, après l’arrivé-départ de Luis Suarez, prêté moins de 5 moins après être arrivé dans la cité radieuse, il est à craindre que le recrutement de Vitinha ne soit que bis repetita.
Si les critiques à l’encontre du joueur, titulaire moins d’une semaine après être arrivé en Provence face à Nice et n’ayant disputé que 45 minutes avec ses nouveaux coéquipiers semblent plus qu’injustes et ne saurait disqualifier l’ancien attaquant de Braga, on voit tout de même mal comment le portugais pourrait concurrencer l’ancien gunner, auteur de 9 buts cette saison, mais tellement plus décisif au regard de son repli défensif, de ses appels, de son pressing et de sa compétitivité exemplaire.
Alors qu’on commence à connaître de mieux en mieux Igor Tudor et sa conception du jeu, tout porte à croire que tant que Sanchez sera au rendez-vous, Vitinha devra lui, patienter.Pas sûr que les supporters du Vélodrome, conquis par leur numéro 70, buteur face à l’ennemi juré mercredi soir , s’offusquent d’une telle hiérarchie.