Le séisme couve dans les hautes sphères de l'Olympique de Marseille alors que l'ère Medhi Benatia semble toucher à sa fin. Dans un club où la stabilité est une denrée rare, l'annonce du départ programmé de l'actuel conseiller sportif à l'issue de la saison a ouvert une boîte de Pandore médiatique. Entre les velléités de reconstruction de Frank McCourt et le vide laissé par le départ de Roberto De Zerbi, le choix du futur architecte sportif devient l'enjeu majeur de l'été 2026. Au milieu de ce tumulte, une voix bien connue du paysage footballistique vient de jeter un pavé dans la mare en avançant un nom qui électrise déjà la cité phocéenne.
Des légendes au profil contesté
Le chantier est colossal et les noms de figures historiques commencent à circuler avec insistance dans les travées de l'Orange Vélodrome. Pour Pierre Ménès, s'exprimant sur sa chaîne YouTube, l'idée de nommer des anciens cadres comme Steve Mandanda ou Dimitri Payet est séduisante sur le papier, mais risquée dans les faits. « Est-ce que ça suffit d’être une légende du club pour en devenir le directeur sportif ? », s'interroge l'observateur, pointant du doigt le manque d'expérience managériale de ces profils qui divisent déjà en interne. Pour l'OM, l'erreur de casting est interdite après une période de turbulences chroniques.
Le pari fou : Samir Nasri à la barre ?
C'est pourtant une autre piste, bien plus audacieuse, que privilégie l'ancien consultant de Canal+. Selon lui, l'enfant terrible de Marseille posséderait les épaules pour ce rôle exposé : « Samir Nasri semble avoir un profil plus intéressant, mais en a-t-il envie ? A-t-il envie de lâcher Canal+ ? ». Ce "Petit Prince" de Marseille, doté d'un caractère bien trempé et d'une science du jeu reconnue, coche effectivement plusieurs cases pour le poste de directeur sportif.
Toutefois, le passage du confort des plateaux de télévision à la pression incandescente du quotidien marseillais reste la grande inconnue de ce dossier. Quitter son rôle de consultant vedette pour plonger dans l'arène du mercato et de la gestion de vestiaire est un saut dans le vide que peu franchissent. À Marseille, le feuilleton de la succession de Benatia ne fait que débuter, mais l'ombre de Samir Nasri plane désormais sur un projet olympien en quête désespérée de son nouveau souffle.