La débâcle face au PSG a laissé des traces profondes. Roberto De Zerbi a multiplié les excuses publiques après cette humiliation au Parc des Princes, annonçant une discussion imminente avec Pablo Longoria et Mehdi Benatia. « Je demande pardon aux supporters et j'en parlerai avec Pablo Longoria et Mehdi Benatia pour comprendre ce qu'on peut faire. Il faut comprendre pourquoi, pourquoi on fait un match comme ça quand on vient ici et un différent à Lens ou Rennes », a déclaré le technicien italien. Cette prise de parole inhabituelle alimente les spéculations sur son avenir. Certains observateurs évoquent même une démission possible, hypothèse que l'entraîneur avait déjà laissé planer auparavant. La tempête s'intensifie autour du Vélodrome.
Un vestiaire partagé entre confiance et doutes
Entre la débâcle brugeoise et la fessée parisienne, la crédibilité du coach s'effrite. Le vestiaire olympien semble lui-même divisé. D'un côté, certains joueurs apprécient sa passion communicative et sa capacité à transcender les individualités par sa fougue. De l'autre, des interrogations émergent sur ses choix d'équipe parfois brouillons et son abandon progressif de certains cadres comme Maupay, Murillo ou Rulli. Cette ambivalence reflète les contradictions d'un homme qui peine à stabiliser son groupe malgré ses qualités reconnues.
Les paradoxes d'une gestion chaotique
De Zerbi accumule les incohérences. Après avoir réclamé des renforts à sa direction, il critique publiquement l'instabilité de l'effectif en conférence de presse. Ses 30 compositions différentes en 30 matches témoignent d'une quête permanente d'équilibre. Certes, les blessures et les méformes ont compliqué sa tâche. Mais ses changements tactiques incessants et ses repositionnements fréquents désorientent le collectif. « Bonne question, je ne sais pas », a-t-il répété dimanche soir lorsqu'on l'interrogeait sur les raisons de la déroute. Comment un entraîneur avouant publiquement son incompréhension peut-il prétendre redresser la situation ? L'instabilité permanente devient son principal ennemi.
Un calendrier impitoyable pour un avenir incertain
Les prochaines semaines s'annoncent décisives. L'OM affronte Strasbourg, se déplace à Brest, reçoit l'OL puis dispute un quart de finale de Coupe de France crucial contre Toulouse. De Zerbi survivra-t-il à cette nouvelle séquence ? Quel visage montrera son équipe ? L'incertitude règne au Vélodrome, où personne n'ose prédire l'issue de cette crise profonde.