PSG : Dembélé a-t-il mis le feu au vestiaire après Rennes ?

La défaite du PSG à Rennes (1-3) a laissé des traces bien au-delà du score. Ousmane Dembélé, fraîchement auréolé du Ballon d'Or, a choisi de dénoncer publiquement l'individualisme de certains coéquipiers, provoquant un séisme dans le vestiaire parisien. Cette prise de parole spontanée, rare dans un club où chaque mot est pesé, a contraint Luis Enrique à intervenir rapidement pour éteindre l'incendie. À quelques jours d'un rendez-vous crucial en Ligue des champions contre Monaco, le timing de cette polémique interroge. Entre gestion de crise et remise en question collective, Paris doit retrouver sa cohésion sous peine de compromettre ses ambitions européennes.

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Illustration : "PSG : Dembélé a-t-il mis le feu au vestiaire après Rennes ?"
© Site officiel du PSG

Une sortie médiatique qui enflamme le vestiaire

Micro en main après le coup de sifflet final à Rennes, Dembélé n'a pas mâché ses mots. L'attaquant a reproché à certains partenaires de ne pas jouer suffisamment pour le maillot, pointant du doigt des attitudes jugées trop personnelles face à une équipe bretonne décomplexée. Dans une institution parisienne où la communication obéit à des codes stricts, cette déclaration impromptue a fait l'effet d'une bombe. Les interprétations se sont multipliées, alimentant l'hypothèse d'un groupe fracturé. La rumeur d'un vestiaire divisé s'est propagée rapidement, transformant ce qui aurait pu rester un simple constat sportif en véritable crise interne. Luis Enrique s'est retrouvé face à un dossier brûlant nécessitant une réponse immédiate.

Luis Enrique prend les devants pour calmer le jeu

L'entraîneur espagnol a réagi sans tarder. Face aux journalistes, il a choisi de s'exprimer en espagnol pour tempérer la portée des propos de son ailier, rappelant fermement qu'il reste le seul, avec la direction, habilité à distribuer éloges ou sanctions. Selon L'Équipe, une réunion s'est tenue dès le samedi suivant à Poissy, lors du traditionnel débrief post-match. Objectif affiché : désamorcer toute tension et réaffirmer l'unité du groupe. Le message était clair : la solidarité doit primer sur les règlements de comptes publics. Paris a voulu clore rapidement l'épisode, appliquant le principe bien connu selon lequel le linge sale se lave en famille. Reste que cette séquence révèle une fragilité émotionnelle persistante dans les moments clés.

Entre efficacité manquée et tensions visibles sur le terrain

La défaite à Rennes ne s'explique pas uniquement par des comportements individualistes. Les statistiques révèlent surtout un cruel manque de finition : Doué rate un duel à la 13e minute, Dembélé lui-même gâche une occasion en or (50e), tandis que Barcola (77e) et Ramos (79e) échouent également. Pourtant, certaines scènes ont alimenté les interrogations. Vitinha n'a pas caché son agacement face à une course non effectuée par Dembélé, et a également eu des mots pour João Neves après une transition mal négociée. En interne, l'attaquant assure n'avoir visé personne en particulier, notamment pas Désiré Doué. Sa frustration concernerait davantage les carences offensives globales et certains replis défensifs jugés insuffisants. Une gêne physique ressentie à Rennes pourrait d'ailleurs influencer sa présence dans le onze initial face à Monaco, alors qu'il avait déjà été écarté la saison passée après un accrochage similaire avant un match contre Arsenal.

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