L'aventure de Morgan Guilavogui sous la tunique sang et or s'est achevée de manière aussi soudaine qu'inattendue durant le dernier marché hivernal. Alors que les supporters s'interrogeaient sur les raisons réelles de cet exil vers la MLS, l'attaquant guinéen a décidé de sortir du silence pour livrer sa part de vérité. Entre frustration sportive et opportunité dorée outre-Atlantique, celui qui portait encore les espoirs offensifs de Bollaert il y a quelques mois revient sur les coulisses d'un transfert qui n'était pourtant pas dans les plans initiaux de la direction artésienne.
Un divorce forcé par le manque de temps de jeu
Arrivé avec de grandes ambitions dans le Pas-de-Calais, le passage de l'ancien Parisien restera marqué par un goût d'inachevé. Avec seulement trois buts inscrits en quarante-six apparitions, le rendement de Guilavogui n'a jamais réellement permis de bousculer la hiérarchie établie. Un constat qui a fini par user le joueur, malgré un attachement profond pour le groupe lensois. « Ce n’était pas prévu, je comptais finir la saison à Lens », confie-t-il aujourd'hui avec franchise. Mais la réalité du terrain, chiffrée à un maigre total de 644 minutes jouées, a fini par avoir raison de sa patience.
L'appel du Real Salt Lake
C'est finalement du côté des États-Unis que l'attaquant de 27 ans a trouvé son salut professionnel. Le Real Salt Lake, qui le courtisait déjà avant son passage en Allemagne, est revenu à la charge avec un projet solide et un chèque de 5 millions d'euros pour convaincre le RC Lens. Pour Guilavogui, ce choix était devenu vital : « J’avais besoin de temps de jeu, j’avais besoin d’être épanoui dans ce que je faisais ».
Si le départ a pu surprendre par son timing en plein cœur de la saison, l'international guinéen ne regrette pas d'avoir tranché dans le vif. Bien qu'il garde de bons souvenirs de ses coéquipiers, le fossé entre sa vie sociale et sa carrière était devenu trop grand : « À Lens j’étais heureux avec mes potes, mais professionnellement ça ne suivait pas ». Désormais lié au club américain jusqu'en 2029, le joueur semble déjà avoir trouvé ses marques en MLS, avec une première passe décisive qui laisse augurer un nouveau chapitre plus radieux que son escale artésienne.