C’est l’affiche que toute la France du foot attend. Le 11 avril prochain, le RC Lens, dauphin héroïque, doit recevoir le Paris Saint-Germain pour une confrontation qui pourrait décider du futur champion de France. Mais un invité surprise vient bousculer les plans : le calendrier. Qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des Champions, le PSG se retrouve face à un enchaînement dantesque contre Liverpool. Dans les coulisses de la LFP, l'idée d'un report commence à circuler, provoquant déjà une réaction épidermique du côté de l'Artois.
Six jours en enfer pour le PSG
Le tirage au sort européen a placé le club de la capitale devant une montagne. Les hommes de Luis Enrique devront défier le Liverpool FC le 8 avril (aller) et le 14 avril (retour à Anfield). Entre ces deux batailles européennes, le calendrier prévoit le déplacement à Bollaert le 11 avril. Trois chocs en six jours : une configuration que l'état-major parisien juge périlleuse pour l'intégrité physique de ses stars et ses chances de qualification.
Pierre Sage tape du poing sur la table
Si la direction lensoise se dit prête à étudier une solution qui fait sen sportivement, son entraîneur, Pierre Sage, a déjà tranché. En conférence de presse, le technicien des Sang et Or s'est montré d'une fermeté absolue : pas question de décaler la rencontre. Pour lui, le PSG possède un effectif assez pléthorique pour assumer son statut européen sans demander de traitement de faveur national. Un refus catégorique qui place la LFP dans une position inconfortable.
Un calendrier lensois déjà saturé
Le problème de la reprogrammation est un véritable casse-tête chinois pour la Ligue. Le RC Lens est lui-même victime de son succès, 21 avril : Demi-finale de Coupe de France contre le Toulouse FC. Et en fin de saison une lutte acharnée pour le podium (ou le titre).
Trouver une date de repli qui ne lèse personne semble quasiment impossible. La LFP, qui anticipe ces scénarios chaque année, sait que favoriser le parcours européen du PSG pourrait être perçu comme une injustice sportive flagrante par les concurrents directs au titre.
Vers un maintien sous haute tension
À l'heure actuelle, aucune demande officielle de report n'a été déposée par le PSG. Mais avec l'approche de l'échéance, la pression médiatique monte. Bollaert s'attend à recevoir Paris le 11 avril dans une ambiance incandescente, et les supporters lensois ne veulent pas entendre parler d'un match décalé en semaine ou en fin de saison. Le bras de fer entre les deux institutions ne fait que commencer, bien avant le premier coup de sifflet.