La décision de la Ligue de Football Professionnel (LFP) de décaler le choc entre le RC Lens et le Paris Saint-Germain au 13 mai prochain ne passe toujours pas dans l'Artois. Si la direction du club Sang et Or a officiellement opté pour la diplomatie en ne déposant pas de recours, la base populaire du Racing, elle, refuse de rendre les armes. Dans un élan d'unité impressionnant, une trentaine de groupes de supporters ont décidé de porter l'affaire devant les instances supérieures. Leur objectif : contester un aménagement de calendrier qu'ils jugent arbitraire en pleine dernière ligne droite du championnat.
Un bras de fer juridique pour le respect du calendrier
L'affaire prend désormais une tournure juridique. Les associations de supporters ont officiellement saisi le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) pour ouvrir une procédure de conciliation. La demande est limpide : obtenir l'annulation pure et simple de ce report et maintenir la rencontre à sa date initiale. Les fans dénoncent une décision imposée unilatéralement, sans que le club artésien n'ait réellement donné son aval à cette modification de dernière minute.
Au cœur de leur argumentaire, les supporters pointent un « préjudice direct à l’équité sportive » dans une Ligue 1 où chaque jour de récupération pèse lourd lors du sprint final. Ils s'attaquent frontalement à la justification de la LFP, qui invoque des « circonstances exceptionnelles » liées à la protection de l'indice UEFA de la France pour favoriser le parcours européen du PSG. Pour le peuple lensois, ces impératifs diplomatiques ne sauraient justifier de bousculer ainsi l'équilibre de la compétition domestique.
L'équité du championnat, le dernier rempart des tribunes
Cette mobilisation massive témoigne d'une exaspération profonde face à ce qui est perçu comme un traitement de faveur accordé au club de la capitale, au détriment de la régularité du championnat. Pour les groupes de supporters, la stabilité du calendrier est le socle indispensable d'une compétition saine et juste pour tous les acteurs.
En conclusion de leur démarche, les signataires de la lettre au CNOSF ont été très clairs sur leurs intentions : « Notre objectif est de demander l’annulation de cette décision de report au 13 mai et le respect du calendrier initial, garant de l’équité de la Ligue 1 ». Reste désormais à savoir si cette procédure de conciliation pourra aboutir avant l'échéance et si les instances olympiques oseront donner raison aux supporters face aux décisions de la Ligue.