Le Racing est dans une crise totale. Après une maigre embellie sportive à la mi-janvier, tout est redevenu comme avant et l’effet Mathieu Le Scornet n’est plus. C’est pour cela que Marc Keller a opté pour l'option Frédéric Antonetti comme entraîneur principal idoine. Celui-ci devrait bouleverser quelque peu les préceptes de ces prédécesseurs.
En effet, hier la nomination de Frédéric Antonetti a surpris les observateurs et les supporters de par la spontanéité de la décision et la gestion de ce dossier en sous-marin par Mark Keller. L'intronisation de l'expérimenté entraîneur de Ligue 1 a quelque peu décontenancé les supporters alsaciens qui ont émis des réserves quant à un profil de coach peu prompt à rester sur la durée.
Un changement tactique clair ?
Qui dit nouvel entraîneur dit nouvelle formule. Ainsi, Frédéric Antonetti pourrait faire basculer le RCSA dans une défense à 4 comme il le faisait lors de plusieurs rencontres du FC Metz l'année dernière. Depuis le début de saison, le club alsacien évolue, le plus généralement, dans une composition à trois défenseurs qui semble très largement dépeuplé son milieu de terrain. Une donnée que Frédéric Antonetti devrait revoir en imposant un 4-4-2 ou un 4-3-3 plus compact et combatif où la défense primera comme l’ancien entraîneur de l’OGC Nice a l’habitude de mettre en place dans ses nouvelles équipes. Si le spectacle pourrait en pâtir, la Meinau n’en tiendra pas compte si le maintien est assuré. Pour l’heure, le RCSA jouera un match ô combien important face au SCO d’Angers samedi soir dans une rencontre qui sent la poudre. Si Alexander Djiku est sur le retour et devrait être totalement remis de sa blessure au talon, nul doute qu’il sera titulaire samedi mais il faudra scruter les prochains entraînements de l'entraîneur corse pour en apprendre quelques préceptes plus précis.
Un flou entoure l’arrivée de ce nouvel entraîneur malgré son pedigree ô combien reconnu. La réception d’Angers samedi sera un test et un rendez-vous à ne pas manquer dans le même temps de quoi faire peser un maximum de pression sur les larges épaules d’un habitué des missions urgentes de maintien.