Hier après-midi, le RC Strasbourg a réalisé une des principales contre-performances de la 26ème journée en s’inclinant à la Meinau (0-1) face à un concurrent direct qu’est le Stade Brestois. Une défaite qui fait mal aux têtes, d’autant plus qu’un penalty a été oublié en faveur du Racing.
Pire que la défaite, le RCSA a vu l’AJ Auxerre et l’ESTAC Troyes se rapprocher après deux matchs nuls surprises face à des prétendants à l’Europe. En plus, le RCSA se déplacera au Stade Vélodrome dimanche prochain face à des Marseillais qui auront à cœur de se racheter devant leur public après deux défaites consécutives dans leur antre.
Pourquoi la VAR n'est-elle pas intervenue ?
Hier, en conférence de presse d’après-match, Frédéric Antonetti semblait se situer entre résignation et amertume. En effet, partagé entre espoir et dépit d’une défaite largement évitable, l'entraîneur du RCSA a tenu des propos quelque peu étranges de par leur incohérence : “Est-ce que l’on a tout fait pour que le résultat soit différent ? Je réponds non. On n’a pas été bon mais au moins on a essayé.”. Ainsi, dur de saisir si l’ancien entraîneur du FC Metz loue les efforts de ses joueurs ou bien les a trouvés trop insuffisants, mais le technicien corse a été beaucoup plus clair sur le penalty que réclamait la Meinau. En effet, dans le temps additionnel, la confusion règne dans la surface de Marco Bizot et Alberth Elis se rend coupable d’un coup de coude sur Kévin Gameiro qui s’effondre au sol, le front ensanglanté. Si toute la Meinau pense obtenir un penalty qui paraît assez clair, Ruddy Buquet n’est pas appelé à la VAR, une injustice pour Frédéric Antonetti : "Pour moi, il y a penalty sur Gameiro. Mais à quoi ça sert que je le commente ? Je ne peux pas intervenir sur l’arbitrage.". Une situation qui a divisé les deux camps puisque les Brestois ont jugé que Kevin Gameiro se rend coupable de la première faute en ne jouant pas le duel de la tête et déséquilibrant l’Hondurien dont le coude percute alors le front de l'attaquant strasbourgeois.
En réalité, le non-coup de sifflet de Ruddy Buquet explique la non-intervention de la VAR puisque la situation ne contient pas d’erreur manifeste puisque les deux jugements se valent et c’est cette fine ligne du règlement sur le degré d’erreur réalisé par l’homme en noir qui a été en la défaveur du Racing. Dépités, les supporters strasbourgeois ne se sont jamais voilés la face pour autant et savent, mieux que quiconque, la marge d'amélioration que leur formation requiert, au plus vite.