À l’approche du choc entre le Stade de Reims et l’AS Saint-Étienne, les autorités ont décidé de serrer la vis. Craignant une présence massive des supporters stéphanois, la préfecture de la Marne a publié un arrêté strict encadrant leur venue au stade Auguste-Delaune. Cette décision traduit une inquiétude bien connue du côté rémois, où les grandes affiches se transforment régulièrement en démonstrations de force des tribunes adverses. Saint-Étienne, comme Marseille ou Paris auparavant, fait partie de ces clubs capables de colorer un stade entier, au point de pousser les instances locales à multiplier les restrictions.
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Un dispositif sécuritaire aux limites évidentes
Les mesures prises sont particulièrement sévères. Le parcage visiteurs a été limité à mille places, un chiffre largement inférieur à la demande réelle attendue pour ce rendez-vous crucial. Plus contraignant encore, « tout ce qui sera vert sera interdit dans les autres tribunes ». Une consigne claire, destinée à empêcher toute dispersion de supporters de l’ASSE hors du secteur officiel. L’arrêté s’applique sur une large plage horaire, du samedi 8h jusqu’à 2h dans la nuit de dimanche, transformant les abords du stade en zone sous haute surveillance. Pourtant, l’efficacité de ce type de dispositif interroge. Les habitudes sont connues. Les couleurs sont dissimulées à l’entrée, puis dévoilées au fil du match, souvent au moment des buts, rendant ces interdictions largement théoriques.
Un match à fort enjeu sportif
Si la tension est si forte, c’est aussi parce que l’enjeu dépasse largement le cadre sécuritaire. Reims et Saint-Étienne jouent gros dans la course à la montée. Une victoire champenoise pourrait rebattre les cartes en tête de la Ligue 2, tandis qu’un revers stéphanois offrirait un avantage direct à leurs concurrents. Dans ce contexte, le résultat pourrait également profiter au Red Star, voire permettre à Troyes de consolider sa position de leader. Autant de scénarios qui expliquent l’attente immense autour de cette rencontre et la volonté des supporters verts d’accompagner leur équipe, malgré les restrictions imposées.
Une problématique devenue récurrente à Reims
Ce nouvel arrêté s’inscrit dans une logique désormais habituelle à Auguste-Delaune. À chaque grande affiche, la même crainte, les mêmes décisions, et souvent le même constat. Le stade peine à rester une forteresse rémoise lorsque des supporters adverses en nombre s’invitent dans les tribunes. Là où certains clubs privilégient la vente prioritaire à leurs abonnés, Reims continue de s’appuyer sur des mesures préfectorales dont l’efficacité reste discutable. Un cycle qui se répète, sans réelle solution durable en vue.