Samedi à Reims, le décor promet d’être déroutant. Alors que le déplacement de Saint-Étienne est classé à risque, les tribunes d’Auguste-Delaune pourraient offrir un spectacle inhabituel. Malgré les restrictions, les Verts devraient être largement représentés. Plus surprenant encore, les ultras rémois ont annoncé un silence total durant la première demi-heure. Une configuration rare, presque inversée, qui pourrait transformer ce choc décisif en terrain psychologique favorable aux Stéphanois.
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Des interdictions vite contournées
Comme souvent dans ce type de rendez-vous sensibles, la préfecture de la Marne a tenté de cadrer les choses. Un arrêté interdit officiellement la présence de supporters stéphanois hors du parcage visiteurs. Sur le papier, la mesure est claire. Dans les faits, elle peine à produire l’effet escompté. Beaucoup soulignent qu’il s’agit d’une mesure qui ne fonctionne jamais mais que les autorités s'entêtent à dégainer. Fidèles et mobiles, les supporters de l’ASSE devraient se fondre dans les tribunes, multipliant les points verts dans le stade. Leur présence sera d’autant plus audible que les encouragements locaux feront défaut. Cette réalité met une nouvelle fois en lumière les limites des dispositifs préfectoraux face à la ferveur populaire.
Le silence comme arme de contestation
La décision des Ultrem de se taire pendant trente minutes ne doit rien au hasard. Depuis plusieurs mois, le dialogue avec la direction s’est rompu. Les ultras reprochent aux dirigeants une orientation trop commerciale, axée sur le trading, au détriment de l’ambition sportive. La relégation en Ligue 2 a agi comme un catalyseur. Depuis, les deux camps continuent de se renvoyer la balle de la mauvaise ambiance régnant chez les Rouge et Blanc. Cette grève des encouragements, rare à ce niveau d’enjeu, symbolise une rupture profonde. Elle intervient pourtant dans un moment clé, où l’unité devrait primer.
Un faux match à domicile pour les Verts
Pour Eirik Horneland et ses joueurs, le contexte est presque idéal. Ils auront l'impression de jouer à domicile pendant les trente premières minutes. Un silence pesant d’un côté, des chants visiteurs de l’autre. Psychologiquement, l’impact peut être fort. Dans un match crucial pour la montée, cette atmosphère déséquilibrée pourrait peser dès l’entame. À Reims de gérer ses tensions internes. À Saint-Étienne de saisir l’opportunité.