Alors que les rémois maîtrisaient l’entame de match, Lorient mène 2-1à la pause, avec deux réalisations pour deux frappes cadrées. Reims, qui n’avait jamais encaissé de but durant le premier quart d’heure à domicile, a contesté l’ouverture du score des lorientais à la 10ème minute de jeu, en raison d’un fait de jeu en apparence litigieux.
Reims à nouveau victime de l’arbitrage ?
Contre le cours du jeu, Enzo Le Fée a donné l’avantage aux merlus. D’une frappe plutôt molle, il est parvenu à tromper Yehvann Diouf, nouveau titulaire dans les cages rémoises.
Si la faute de main de Diouf est incontestable, la mauvaise entame du successeur de Patrick Pentz, ancien numéro 1 parti à Leverkusen, aurait pu être sauvé si les contestations rémoises avaient obtenu gain de cause.
Motif du litige : la perte de balle des champenois au départ de l’action des merlus. Alors que Reims naviguait à sa guise dans la première moitié adverse, l’arbitre a gêné Lopy sur sa prise de balle, avant que celui ci ne soit un peu bousculé par un défenseur lorientais.
Malgré les protestations de Will Still qui lui ont valu un carton jaune, l’arbitre n’est pas revenu sur sa décision, après avoir justement laissé le jeu se poursuivre, bien qu’il ait indirectement précipité la perte de balle de Lopy.
Si les images semblaient donner raison aux rémois, la règle est explicite et conforte le choix de Monsieur Batta. Selon les règlements de la ligue, du moment que l’arbitre ne touche pas le ballon, le jeu doit continuer. Aussi, seule la faute sur le joueur déséquilibré après avoir été obstrué par Monsieur Batta eût pu constitué un motif d’hésitation. Or, l’arbitre n’a pas jugé nécessaire de consulter la VAR, étant particulièrement bien placé au moment des faits.
Aussi, si l’ouverture du score des lorientais est cruelle, c’est bien plutôt en raison de la possession rémoise, qu’en vertu d’une présupposé injustice arbitrale.
Toutefois, les hommes de Will Still ne se sont pas démobilisés et ont continué à aller de l’avant.
Or, sur une perte de balle dans la moitié adverse, les rémois ont à nouveau subi les bonnes transitions offensives lorientaises. A la finition, Ibrahima Koné a crucifié le gardien rémois d’une frappe imparable et a fait taire d’entrée le jeu les potentielless inquiétudes concernant sa capacité à pallier le départ de Moffi.
En fin de première mi-temps, Reims a réduit le score sur un penalty transformé par Balogun, joueur prêté le plus prolifique de l’histoire de la Ligue 1 avec 12 buts inscrits en 20 matchs.
Le suspense est relancé dans cette rencontre ardemment disputée.