Vendredi , en ouverture de la deuxième partie de saison, Lorient reçoit le Stade Rennais et a toutes les raisons de croire au succès face au meilleur club breton des dernières années.
Rarement le Moustoir n’aura accueilli derby plus excitant. Malgré une légère baisse de régime après un début de saison tonitruant, Lorient, qui avait entamé le championnat avec l’objectif du maintien, est actuellement en bonne place pour décrocher l’Europe, 7ème du classement à 5 points du Stade Rennais.
Les hommes de Bruno Génésio ont eux plutôt connu une dynamique inverse, ayant vécu un mois de septembre délicat, avant de redresser la barre et retrouver le cap de leurs ambitions. Après avoir manqué de peu la Ligue des Champions en mai dernier, le Stade Rennais est aujourd’hui à cinq petites longueurs de l’OM, et à dix du PSG. Si seul le Racing Club de Lens semble à même de pouvoir disputer le titre à l’ogre parisien, les rennais sont largement en capacité de finir sur le podium. Or, pour ce faire, ils devront engranger un maximum de points et ce, en l’absence de leur leader offensif. Blessé aux ligaments croisés, Martin Terrier est l’homme fort du club, ayant inscrit 21 buts la saison passée, alors que son total pour cet exercice ne devrait malheureusement pas dépasser les 12 réalisations inscrites avant sa blessure.
Si les Rennais ont réussi à faire déchanter les parisiens, défaits au Roazhon Park, les merlus ont tout de même des raisons d’y croire face à une équipe remaniée, et en difficulté à l’extérieur.
Vendredi , Bruno Génésio dirigera son 69ème match à la tête des rouge et noir, et présente un bilan contrasté. Si Rennes aura su brillé sous sa tutelle au Roazhon Park, les déplacements ont pour l’instant moins bien réussi à l’ancien lyonnais. Aussi, sous l’ère Génésio, en 134 rencontres à l’extérieur, Rennes s’est incliné 14 fois, pour 10 victoires et 10 nuls.
Bien que l’affaire Moffi perturbe quelque peu les dirigeants lorientais, tout porte à croire que les hommes de Régis Le Bris tenteront de creuser les difficultés rennaises en déplacement, tout en sachant qu'une victoire les porterait à deux petits points de leur rival breton.