Alors que le Stade Rennais enchaîne les performances convaincantes dans la course à l’Europe, un nuage persiste au-dessus du Roazhon Park. Pièce maîtresse de la saison bretonne, Jérémy Jacquet reste éloigné des terrains et son retour demeure incertain. Derrière ce contretemps médical se cache un enjeu bien plus large : un transfert déjà bouclé à hauteur de 70 millions d’euros vers Liverpool. Entre prudence sportive et impératifs financiers, le dossier devient sensible.
Sur le terrain, les hommes de Franck Haise surfent sur une dynamique positive. Mais en coulisses, la situation du jeune défenseur central inquiète. Touché à l’épaule lors d’un déplacement à Lens, Jacquet poursuit sa rééducation sans calendrier clair.
Le technicien rennais s’est montré mesuré face aux médias : « Je ne sais pas encore précisément. Jérémy fait ses soins, sa rééducation, il travaille en salle, on en est là pour le moment… » Un discours qui traduit surtout l’incertitude actuelle.
Une opération en réflexion ?
La question d’une intervention chirurgicale circule avec insistance. Officiellement, rien n’est tranché. Officieusement, l’option d’une opération prend de l’épaisseur afin d’éviter toute rechute.
Pour le Stade Rennais, l’équation est délicate. Faut-il privilégier un retour rapide mais potentiellement fragile, ou sécuriser définitivement l’épaule du joueur au risque de mettre un terme à sa saison ? En cas d’opération, l’exercice 2025-2026 serait très probablement terminé pour lui sous les couleurs bretonnes.
En face, Liverpool observe attentivement. Les Reds, qui ont investi 70 M€ sur le défenseur, préféreraient récupérer un joueur totalement remis plutôt qu’un élément exposé à une rechute. La gestion médicale dépasse donc le simple cadre sportif.
Une décision devrait tomber rapidement afin de lever le flou autour de la santé du joueur. Dans un mercato où chaque détail compte, ce dossier illustre combien les enjeux médicaux peuvent peser autant que les performances sur le terrain. À Rennes, le sprint final européen se joue peut-être aussi dans les salles de soins.