Après 7 défaites lors de leurs 11 derniers matchs, les rennais, battus à Varsovie lors du 16ème de finale aller de Ligue Europa ont su réagir face à Clermont dimanche. En marge de cette 24ème journée de championnat, Bruno Genesio a défendu devant la presse les choix faits face à Donetsk, avec un onze de départ étonnament remanié.
Depuis la blessure de Martin Terrier, rien ne va plus pour les rouge et noir. Perdant de précieux points dans la bataille à l’Europe, les coéquipiers de Bourigeaud doivent surtout démontrer cette semaine qu’une qualification pour l’une des trois compétitions continentales n’est pas seulement un objectif financier. Éliminés en huitième de finale par Leicester la saison dernière, le Stade Rennais a réalisé une phase de poules décevante, alors qu’ils évoluaient dans un groupe très largement à leur portée.
La défaite face au Shaktar jeudi dernier semble confirmer les difficultés rennaises sur la scène européenne.
Or, la veille de la réception de Clermont, match clé situé entre les deux confrontations avec les ukrainiens, Bruno Génésio s’est montré confiant en conférence de presse, confortant les dispositions qu’il avait prise à l’aller. Faisant le choix de titulariser Belocian à la place de Theate, tout en reléguant Taite, Majer et Doué sur le banc au coup d’envoi, l’entraîneur rennais semblait s’inspirer de son modèle reconnu : Guardiola. Le catalan, particulièrement adepte des modifications de son onze type lors de rencontres décisives n’est peut-être pas le meilleure inspiration au vu de la difficulté des citizens à s’imposer lors de matchs à élimination directe, malgré leur supériorité technique et leur jeu de possession.
Aussi, il apparaît assez nettement que l’ancien lyonnais, qui n’a pas pu admettre son échec malgré la contre-performance de ses hommes à Varsovie, a surtout péché par égotisme, désireux d’asseoir son autorité sur un effectif moins impliqué depuis la blessure de leur leader. Si le onze de départ rennais n’est pas encore connu, il serait toutefois étonnant de voir Génésio persister dans son erreur.
Réponse jeudi à 21 h.