Stade Rennais : Une déclaration de Génésio à l'encontre de sa direction ?

Interrogé à l’issue de l’élimination de Rennes par le Shaktar Donetsk, Bruno Genesio a regretté la jeunesse de son équipe, jugée préjudiciable face aux expérimentés ukrainiens.

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Illustration : "Stade Rennais : Une déclaration de Génésio à l'encontre de sa direction ? "
© Bruno Genesio, le long de la ligne de touche, hier soir.

À l’image de Désiré Doué et de Jeanuël Belocian, figures de la génération 2005, beaucoup parmi l’équipe qui s’est incliné hier au terme d’une longue séance de tirs aux buts vivaient leurs premiers frissons européens.Il fallait voir l’International Espoirs s’avançer avec confiance le premier pour affronter Trubin, auteur d’un grand match, ou encore réconforter ses partenaires abattus a près le dernier penalty décisif inscrit par Kelsy, pour mesurer à quel point la jeune garde avait été sommée de jouer les premiers rôles, alors que Terrier, Traoré et Bourigeaud étaient tous trois absents.

Aussi, la sortie de Genesio, aussi raisonnable soit-elle, est un peu piquante, non seulement à l’égard d’un collectif dont la moyenne d’âge sur le terrain hier soir était de 22 ans et qui s’est battu jusqu’à la fin, mais surtout à l’encontre de sa direction qui lors de la fenêtre hivernal n’a attiré qu’un joueur expérimenté, Toko Ekambi arrivé en prêt de Lyon, pour deux moins de 22 ans, Spence et Salah.

Si les blessures et les indisponibilités des cadres de l’effectif se sont effectivement ressenties hier soir, si ce n’est depuis janvier, il est un peu facile de refuser la responsabilité d’un échec, qui commence à interroger. Malheureusement pour Genesio, les supporters se questionnent aujourd’hui davantage sur les capacités d’un entraîneur à diriger une équipe, sur le papier largement supérieur à Donetsk, plutôt que sur le pseudo désavantage de la jeunesse.

Le derby de la Loire s’annonce déjà brûlant, alors qu’une énième défaite des rouge et noir pourraient pousser la hiérarchie à bousculer l’actuel numéro 1 sur le banc. Rennes aura beaucoup à perdre à la Beaujoire dimanche, dans une enceinte qui a encore démontré hier soir l'indéfictiblité de son soutein à une équipe nantais bien plus valeureuse que le coach rennais.