Alors qu’on pensait que son retard à la reprise de l’entraînement était dû à des soucis “d’ordre privé”, il n’en est rien. Branco Van den Boomen était en fait sous le coup d’une suspension pour dopage.
Pourquoi une telle décision ?
Absent lors de la reprise de l’entraînement, le 23 juin, le club tout comme le coach avaient évoqué un motif “d’ordre privé”. En réalité, comme le rapporte L’Equipe, l’AFLD (Agence de Lutte contre Le Dopage), avait suspendu pendant un mois celui qui a été élu meilleur joueur de Ligue 2 la saison passée. Le joueur avait été reconnu coupable, le 10 juin, de “violation des règles antidopage”, après avoir absorbé des substances interdites tels que du Prednisone, du Prednisolone ainsi que du Terbulatine. Ces médicaments sont prescrits lorsqu’une personne est atteinte d’inflammation des voies respiratoires. Sa sanction a toutefois pris fin ce dimanche.
Un problème administratif ?
Le président du Téfécé, Damien Comolli, explique que le joueur a été contrôlé “entre l’été et l’automne 2020”. Maître Bertrand, l’avocat de joueur toulousain explique la raison de cet imbroglio : “La demande d’AUT (Autorisation d’Usage à des fins Thérapeutiques) n’a pas été formulée en temps et en heure. C’est tout. Rien n’a été caché. Il faut se rappeler qu’on était en période Covid. Le côté administratif ne suivait pas forcément. Voilà ce qui s’est passé.” En effet le néerlandais, souffre d’une forme très spécifique d’affection respiratoire. Il a donc joué en prenant ces médicaments, tout en sachant qu’il pouvait se voir infliger une sanction pouvant aller jusqu’à 2 ans de suspension. L’AFLD a donc été clémente avec sa sanction, de plus elle lui a été infligé pendant sa période de congés et le joueur a même été autorisé à reprendre l’entraînement une semaine plus tôt (4 juillet) que la date prévue. Le milieu de terrain batave va donc pouvoir retrouver les terrains dès à présent, peut-être ce soir, en match de préparation face à Pau (L2).