L'UEFA travaillerait sur une modification du fair-play financier. Selon The New York Times, l'instance européenne modifierait les règles de l’actuel Fair Play financier pour obliger les clubs de son continent à ne pas dépenser plus de 70 % de leurs recettes annuelles. Le terme "fair-play financier" pourrait laisser place à une toute nouvelle appellation. Véritable modification de fond pour la règle financière ?
Refonte de l’instrument financier coercitif de l’UEFA
Arrivé en 2010, le fair-play financier a déjà suscité la polémique depuis son instauration. Le média américain précise qu'un délai de trois ans devrait être instauré afin que les clubs puissent s'habituer et faire évoluer leur modèle économique jusqu'au fameux cap des 70% voulu par cette réforme.
Depuis plusieurs mois, l'UEFA travaille pour réformer ce dispositif, mis en place par Michel Platini, et censé empêcher les dépenses excessives de la part des clubs. Le journal Américain a révélé hier les grandes lignes de la refonte du projet. Si l’on pouvait s’attendre à une règle copiée sur les Ligue Américaines avec l’option du « salary-cap », le choix s’est plutôt porté sur l’interdiction aux clubs de dépenser plus de 70 % de leurs recettes annuelles.
Le quotidien Américain précise que : "l’instance dirigeante du football continental a décidé de doubler le déficit toléré sur trois ans en le passant de 30 à 60 millions d’euros, à condition qu’il reste toujours comblé par l’actionnaire".
Nouvelles règles ? Nouvelles sanctions ?
Au niveau des sanctions, si le nouveau fair-play financier pourrait toujours infliger des amendes financières, il pourrait expulser, rétrograder les clubs des compétitions européennes ou leur retirer des points. Exemple simple, un club engagé en Ligue des champions pourrait être relégué en Ligue Europa en cas de non-alignement sur les nouvelles règles financières.
Cette nouvelle réforme est encore loin d'être adoptée, puisqu’un vote du conseil d'administration doit intervenir pour valider le nouveau système. Cette réunion aura lieu le 7 avril prochain.
On peut s'interroger : L’instance tiendra-t-elle tête aux clubs qui la défieront ? Appliquera-t-elle sa politique financière sans aucun scrupule, et avec plus de vigueur que la précédente version ?