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Gaël Kakuta se livre à coeur ouvert

Le milieu de terrain lensois s’est confié pour la chaîne Téléfoot. Avec Matthieu Bodmer, son ancien coéquipier à Amiens, il nous parle de ses expériences passées qui regorgent d’anecdotes croustillantes.

Son passage en Angleterre

Formé dans le club où il évolue aujourd’hui, Gaël Kakuta est vite parti rejoindre les sirènes anglais et le grand Chelsea FC qui lui promet un avenir en professionnel, ce qui n’est pas encore le cas du RC Lens : « C’était compliqué pour les jeunes de signer pro à l’époque. J’ai pris cette opportunité d’aller à Chelsea parce que le club m’a donné la possibilité de signer professionnel. Je ne regrette pas ce choix. Mais j’ai quand même une part de déception en moi. Quand j’étais à Chelsea, en fin de saison, j’avais toujours des compétitions de jeunes avec l’Equipe de France et je ratais parfois des moments de préparation avec Chelsea qui m’ont peut-être porter préjudice durant mon séjour à Londres. »

Il explique également avoir un seul regret dans son choix de carrière, celui de signer en prêt à Bolton : « Je ne regrette jamais mes choix de carrière, mais il y a un club où je regrette mon passage, c’est Bolton. Je sortais d’une saison à Fulham où les choses s’étaient bien passées et je devais y retourner, mais un imbroglio autour de mon salaire a eu raison de mon retour à Craven Cottage en tant que joueur de Fulham. Je retrouve donc à Bolton. L e premier match se passe bien, mais après on m’a reproché de trop vouloir jouer au football.« 

Les prêts douteux et sa découverte de l’Espagne

Les galères vont continuer de s’enchaîner pour le la natif de Lille-Fives, notamment aux Pays-Bas et en Italie, avant de découvrir l’Espagne et un second souffle : « Ensuite, j’ai enchaîné les prêts douteux. À Dijon, je n’ai pas accepté certaines choses et on m’a pris pour un fou. Je rebondis au Vitesse Arnhem où la première saison se passe extrêmement bien, mais la deuxième je me blesse et ensuite je ne joue plus et je suis prêté une nouvelle fois, mais cette fois-ci à la Lazio avec option d’achat, où je joue 20 min, mais les dirigeants veulent quand même lever d’option d’achat. Je refuse et je vais en Espagne où je réalise une grosse saison avec le Rayo Vallecano. J’ai eu une bonne entente avec Paco Jémez, l’entraîneur. Il ressemblait un peu à Guardiola dans sa façon de diriger l’équipe. J’ai aimé mon passage là-bas. »

Son passage raté à Séville

Après l’expérience du Rayo Vallecano, Kakuta signe définitivement à Séville où il diminue son salaire en raison du projet sportif et une volonté forte de lancer sa carrière au haut niveau. Mais encore une fois, le Nordiste est à la peine : « Ca s’est mal passé à Séville parce que déjà j’arrive blessé. Mais le coach (Unai Emery) avait l’air de ne pas être au courant. Donc je sentais que cela démarrait mal. Mais bon, je reviens en préparation, je fais des bons matchs notamment contre Wtaford, où je marque. le coach est content. Mais ensuite en championnat deux, trois matchs plus tard je me fais mal sur un corner. Je n’ai presque plus joué depuis. À l’entraînement, Gameiro se moquait de moi car durant les oppositions, on me trimballait arrière gauche et numéro six. Je ne voulais pas ça. Et un jour je suis allé voir le coach et il me demande pourquoi je n’étais pas venu voir le match de la veille au stade. Il me dit que je suis payé pour soutenir mes coéquipiers etc. Je lui ai répondu que moi je suis payé pour jouer au football et rien d’autre. C’est pour cela que je suis parti en Chine. J’ai baissé mon salaire de 70% pour aller à Séville et cela n’a rien donné. Donc, je suis allé prendre un plus gros chèque en Chine. »

Son expérience de la Chine

Arrivé à l’Hebei China Fortune après le Sevilla FC, Kakuta déchante rapidement : « Le niveau du championnat chinois se situe plus ou moins entre le National et la CFA (National 2). Mais cela a évolué. J’y suis passé que 10 mois, c’est du passé. Je suis allé au Deportivo La Corogne, car je voulais juste quitter le championnat chinois. »

Son retour en France, d’Amiens jusqu’à Lens

Après multiples péripéties à l’étranger, son mental est rodé, mais il prefère revenir en France. Il signe 1 an à l’Amiens SC, puis revient un an plus tard avec moins de réussite. Mais Gaël Kakuta semble enfin avoir trouvé l’équilibre parfait pour performer dans son club formateur : « J’ai fait le bon choix en revenant en France. À Amiens, on avait une bonne équipe la première année, la deuxième où je suis revenu, on avait de meilleurs joueurs, mais plus d’équipe. C’est pour cela que cela s’est mal passé. Aujourd’hui, je suis revenu à Lens et je pense avoir accompli les six mois les plus impressionnants de ma carrière. Je suis davantage axé sur le collectif que sur ma performance individuelle. Pour cela, j’ai le groupe parfait ici. Tout le monde se soutient. On est prêts à aller au front tous ensemble et c’est top. On donne une image d’une très bonne équipe. »

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