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Farès Bahlouli évoque ses débuts difficiles à l’OL

Joueur mis au niveau de jeune « superstar », Farès Bahlouli a vite déchanté au fur et à mesure de sa carrière. Durant cette interview à France Football, le milieu de terrain explique ses incompréhensions de son début de carrière.

Très jeune espoir de l’Académie Lyonnaise, Farès Bahlouli est devenu rapidement l’un des plus gros « gachis » français. Il revient sur la période de son lancement en professionnel qu’il n’a pas vécu facilement : « A Lyon, on m’a vite exposé comme la nouvelle pépite du club. On m’a lancé tôt sans réellement m’y préparer. Quand je suis devenu pro, je pensais que tout se jouait sur le terrain. Mais malheureusement, plein d’autres choses pèsent dans la balance. Par exemple : lors de ma première saison avec les pros, je fais le stage à Tignes et tout se passe bien. Physiquement, je suis au top, à l’entraînement je m’amuse, je suis sûr de mes qualités. Je suis bien pendant les matches amicaux et j’ai du temps de jeu en début de saison. Puis je pars en équipe de France Espoirs. A mon retour, on me met en réserve… On vient m’expliquer que je rigolais dans le bus après une défaite à Evian (1-2, le 31 août 2013). Quelque temps après, j’apprends qu’il fallait en fait réintégrer Bafétimbi Gomis et Jimmy Briand. Le club ne voulait plus de leurs salaires conséquents mais eux ne voulaient pas partir. Tu prends plein de petites claques comme ça et tu ne comprends pas. J’avais 18 ans et je le vivais comme une injustice. Je me suis renfermé et j’ai moins bossé. »

Le joueur du FC Metal (D3 Ukrainienne) évoque notamment une mauvaise préparation psychologique des jeunes joueurs lors de la transition avec le monde professionnel : « On apprend sur le tas. Tout va très vite, surtout maintenant où les jeunes sortent de formation de plus en plus tôt. On passe vite du football amateur au monde professionnel. Les attentes n’ont rien à voir, les intérêts non plus. Les jeunes arrivent de mieux en mieux à gérer ce changement mais je pense qu’il y en a encore beaucoup qui ne savent pas qu’ils ne sont qu’une valeur marchande. Les clubs investissent sur des joueurs et espèrent faire une marge. Il faut y être préparé et supporter la pression. Surtout que les joueurs n’ont pas les mêmes opportunités. Parfois, le coach te laisse une chance voire une demi-chance. Il faut savoir quand elle va venir, savoir la saisir… C’est compliqué. Il y a énormément de paramètres à gérer. Un jeune joueur n’est pas préparé à ça. »

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