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Keylor Navas, un mur qui n’a pas tremblé

Ce mercredi soir, sur la pelouse du Parc des Princes, les parisiens auraient pu confirmer leur bonne forme et envoyer un message clair en Europe. Qualifiés pour les quarts de finale, les parisiens le doivent surtout à un seul homme : Keylor Navas.

La tâche en elle même n’était pas des plus difficiles, mais le Paris Saint-Germain se devait d’être humble, face à une équipe catalane, qui a tout moment, pouvait faire basculer la rencontre à son avantage. Dès les premières minutes de jeu, les barcelonais ont la main mise sur la balle. Simple stratégie pour mieux contrer, ou véritable amorce d’une rencontre compliquée ?

Dès le coup d’envoi, les choix sont marquants dans la composition de Pochettino qui préférait aligner Florenzi, à la place de Kehrer, ou encore Draxler au lieu d’Angel Di Maria, dont le retour était pourtant attendu ce soir là. La première mi-temps est dominé par un Barça ambitieux, soucieux d’effacer sa bien piètre prestation lors du match aller. Mais à l’ouverture du score, un seul nom : celui de Kylian Mbappé. Si le pénalty sifflé sur Icardi peut faire débat, il y a des signes qui ne trompe pas. Tout au long de la rencontre, les parisiens bafouilleront leur football. Plus dominés que maître de leur jeu, le vestiaire de Pochettino s’est montré passif, peu mobile et surmenés par le défilement des offensives barcelonaises. Même le talent du natif de Bondy ne réussissait pas vraiment à parler, bien que quelques occasions aient été obtenus, mais toujours manqués.

Et si le milieu et l’attaque avaient du mal à respirer, la charnière centrale était de son côté en place. En leader, Marquinhos aura peut-être légèrement manqué de voix ce soir, mais aura tout de même bien couvert devant le but de Navas, aux côtés d’un Kimpembe, concentré.

DES CATALANS DOMINANTS, PAS ASSEZ TUEURS

Les catalans ont livré une prestation à l’image de leurs récents rencontres. Sur la pelouse du Parc des Princes, les blaugrana voulaient gagner. Ils avaient cette volonté d’user leur dernier souffle, pour réaliser l’exploit et parvenir à se qualifier. La marche était probablement trop haute ce soir. Depuis 14 ans, le FC Barcelone ne s’était plus fait éliminer avant les quarts de finale de Ligue des Champions.

Le Barça est à reconstruire. Le talent n’est pas manquant, ni même l’envie, mais la fin d’une ère est arrivée, et il est temps pour Laporta, de tout recommencer. Si après la demi-heure de jeu, Messi recollait au score, pour redonner l’espoir, le pénalty raté par la suite en disait long sur la suite des événements. À la même image, Ousmane Dembélé ou encore Antoine Griezmann auront beaucoup péché dans le dernier tir. Des erreurs qui cette fois-ci, auront coûté beaucoup aux catalans.

15, c’est le nombre de tirs tentés pas la formation catalane avant la pause. Un aussi grand nombre de tirs qui n’auront pas suffit à transpercer les filets d’un homme : Keylor Navas.

LE MUR COSTARICAIN

Si la prestation livrée par les parisiens était inquiétante ce soir, l’importance d’avoir un grand gardien, dans des moments de doute, aura une nouvelle fois était démontrée. Keylor Navas s’est montré impérial. Et ce ne sont sûrement pas Dest ou encore Dembélé qui diront le contraire.

Paris a longtemps cherché le gardien idéal, le meneur d’hommes, celui qui ne laisserait pas planer le doute, celui assurerait en dernier rempart. Si jusqu’ici Buffon, Areola, Kevin Trapp ou encore Sirigu ne l’avait pas fait, Navas a réussi. Sa qualification, Paris la doit aussi et surtout à lui.

9, le nombre d’arrêts tous plus décisifs ou spectaculaires, les uns que les autres, qu’a réalisé ce soir le portier parisien. 9 moments où les filets et les coeurs des supporters auraient pu trembler, mais le sang froid et la solidité du costaricaine auront eu raison des ambitions des hommes de Koeman.

Paris est qualifié ce soir, sans briller, dans l’ombre d’un Keylor Navas mis à l’honneur. Dans l’ombre d’un homme qui s’est sacrifié et qui a confirmé. Beaucoup d’observateurs parlent souvent une nouvelle ère pour le PSG avec Pochettino aux commandes. Et si la révolution au sein du club de la capitale avait bel et bien commencé au cours de cet été 2020, et de ce transfert acté du costaricain ? Et si l’artisan de ce nouveau Paris Saint-Germain était Keylor Navas, gants en main ?

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