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Mathieu Bodmer : « Le foot, c’est des mathématiques »

Dans une interview pour SoFoot, l’ancien consultant pour Téléfoot et ancien joueur de Lille, Paris et Lyon, Mathieu Bodmer s’est livré sur sa façon de voir le football et aussi sur son avenir.

Celui qui a régalé les nombreux clubs où il est passé a évoqué ses secrets pour être aussi performant sur le terrain sans forcément courir partout, notamment avec son repère des chaussures adverses : « Si je te raconte, personne ne va me croire. Moi, je comptais les joueurs. J’adore les échecs, les calculs mentaux, depuis tout petit. Je suis très bon en mathématiques, c’est mon truc. Je regardais le système, je voyais qu’ils jouaient à quatre derrière, que l’excentré c’était telle personne, qu’il jouait en Vapor jaune. Si à un moment donné, je voyais les Vapor jaune dans une position trop axiale, c’est qu’il n’y avait personne derrière. Alors je n’avais pas besoin de lever la tête. Je mettais le ballon, mon excentré droit devait être là. S’il n’était pas là, ce n’est pas mon problème, c’est sa faute. Les gens pensaient que c’était une passe aveugle, mais en fait non. J’ai eu la chance de jouer contre Xavi. C’était Kasparov. Le foot, c’est des mathématiques. Dix joueurs de champ contre dix joueurs de champ. Et après, c’est des rapports de force. Deux contre un, trois contre deux, à droite, à gauche, changement d’aile. On a vu Monaco-PSG ou Barça-PSG ? C’était des rapports de force sur des positionnements. »

Après sa carrière, celui qui s’est aussi lancé dans une carrière de président à Evreux, évoque la suite, après la fin de Téléfoot et son envie de développer des choses différentes : « Je ne suis pas en questionnement sur l’après, je suis tranquille. Je ne me prends pas la tête. Je suis devenu parrain de l’Union nationale du foot entreprise (UNFE). J’ai pris ma licence avec le club de foot corpo d’Issy-les-Moulineaux, j’attends qu’on puisse rejouer. Je suis avec Nico Douchez dans ce projet. Je joue toujours avec mon club d’Évreux. Et j’ai aussi pris ma licence dans le club de tennis-ballon des Pirates d’Évreux. Ils sont en D1. C’est le troisième ou quatrième club français. Avec le coronavirus, va falloir se renouveler. Déjà, c’est moins 20% de licenciés minimum. Certains sont partis du foot à 11 à cause de la crise sanitaire, mais d’autres parce que ça n’allait plus. L’idée est donc de développer d’autres footballs. Le futsal, le foot en salle, le futnet, le foot en entreprise. Il y a diverses pratiques. Le plus important, c’est que les gens jouent au foot, de n’importe quelle manière. »

Il estime aussi que plusieurs choses sont à revoir au niveau des instances françaises, même si lui préfèrerai le terrain : « Il y a une refonte à faire en profondeur, à la ligue ou à la fédé. Il faut prendre tout ce qu’il s’est passé avec les droits télé, la Covid, comme une opportunité de repartir de zéro, tout remettre à plat, d’aller voir ce qu’il se fait dans d’autres fédérations, d’autres sports, d’autres pays. Il y a un désamour entre le foot amateur et le foot pro. On le voit avec ce qui s’est passé en Coupe de France. Il y a une réflexion à mener sur les compétitions, sur les horaires. Quand vous mettez des matchs à 13h ou 15h le dimanche, c’est compliqué pour le football amateur d’être au stade ou de le regarder, car c’est normalement les horaires réservés aux amateurs ou aux jeunes. »

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