Après deux mois d'interdiction de déplacement, les supporters de l'AS Saint-Étienne attendaient ce voyage à Rodez avec une ferveur immense. Officiellement 400 dans le parcage, mais bien plus nombreux dans les tribunes du stade Paul-Lignon, le peuple vert espérait un électrochoc. Malheureusement, la défaite (2-1) a transformé ce soutien massif en une profonde amertume.
Le message clair des Green Angels : "Faites votre job"
Dès le coup d'envoi, l'ambiance était au rendez-vous. Les Green Angels ont d'ailleurs tenu à marquer le coup avec une banderole lourde de sens, rappelant aux joueurs leurs responsabilités alors que la montée directe en Ligue 1 ne dépend plus d'eux :
« Notre avenir est entre les mains du destin... Faites votre job, on fait le nôtre. »
Malgré les chants incessants et plusieurs shows pyrotechniques, la prestation sur le terrain n'a pas été à la hauteur de l'investissement des fans, provoquant une cassure au fil des minutes.
Fin de match électrique : les joueurs et Montanier pris à partie
Au coup de sifflet final, la rupture a semblé consommée. Alors que les joueurs et l'entraîneur Philippe Montanier se sont approchés du parcage pour saluer leurs fidèles, ils ont été accueillis par une vague de colère et des sifflets nourris.
Cette troisième défaite consécutive en Ligue 2 a agi comme un détonateur. La déception est d'autant plus vive que les supporters ont l'impression de faire leur part du contrat, tandis que le groupe professionnel semble s'écrouler au moment le plus décisif de la saison.
Un climat d'instabilité avant l'ultime rendez-vous
L'ambiance autour du club est désormais électrique. Entre les revendications pour la "liberté des ultras" et l'exigence de résultats immédiats, la pression sur les épaules des Stéphanois est devenue étouffante. Pour la réception d'Amiens lors de la dernière journée, le Chaudron promet d'être un juge de paix impitoyable : soit le théâtre d'une réconciliation miraculeuse en cas de montée, soit celui d'une colère historique si l'échec se confirme.