Freinés par Grenoble samedi dernier pour le retour du public au stade Geoffroy-Guichard, les Stéphanois poursuivent leur début de saison frustrante dès le retour de la trêve. Tandis que Laurent Batlles semble disposer des éléments idoines pour envisager la montée, l’équipe stagne en queue de peloton, et peine à trouver les raisons de ses manquements. Outre les aspects les plus évoqués, un détail dans le jeu des Verts pourrait être un point de départ pour un travail spécifique.
Aux abords de la trêve internationale du mois de septembre, les Stéphanois se réjouissaient de pouvoir enfin voir leur stage Geoffroy-Guichard rempli au retour de la pause. Les tribunes du chaudron garnies, l’équipe de Laurent Batlles espérait un effet immédiat sur ses résultats, poussée par un peuple focalisé sur la remontée des leurs. Malheureusement, l’espoir a été de courte durée étant donné le contexte du match entre l’ASSE et Grenoble ce week-end, occasionnant une fête gâchée, et une ambiance bien morne contrairement à ce qui avait été annoncé.
Sur le terrain aussi, les Stéphanois ont fait grise mine. Malgré deux buts marqués par les hôtes du Forez, le réalisme absent des hommes de Batlles leur aura été préjudiciable, au même titre que la porosité de leur défense, encaissant deux buts sur les deux seules frappes cadrées des Grenoblois. Alors outre ces problèmes de réalisme et de solidité défensive, un point crucial dans la construction du jeu saura peut-être remettre les Verts sur de bons rails ce mois-ci.
Un jeu pas assez vertical ?
Ce lundi, l’observatoire du CIES a dévoilé son nouveau rapport concernant les typologies de passes les plus usitées par les clubs à travers l’Europe. Concernant l’AS Saint-Étienne, l’analyse révèle qu’en Ligue 2, le jeu des Verts gagnerait sûrement à se montrer plus offensif. En effet, en termes de maîtrise du ballon, les chiffres sont assez encourageants. 524 passes de moyenne par match, cela correspond au 4e plus haut total du championnat. Si les 85% de passes réussies par les Stéphanois apparaissent satisfaisantes, le fait que Saint-Étienne soit seulement la 13e équipe réalisant le plus de passes vers l’avant apparaît décevant.
32% des passes stéphanoises vont vers l’avant, tandis que 15% des transmissions s’effectuent vers l’arrière. Certes, l’équipe marque de nombreux buts, mais en encaisse également beaucoup. Le jeu des Verts est-il trop risqué ? Gagneraient-ils au contraire à tenter davantage de passes verticales pour tenter de casser les lignes adverses ? Ces totaux pourraient rapidement devenir le point de départ d’ajustements pertinents pour le reste de la saison.