Bordeaux : La réaction cinglante des Girondins après le verdict du Comex

Réuni en comité exécutif extraordinaire ce jeudi sous l'impulsion de la ministre des Sports Marina Ferrari, l'organe décisionnaire de la Fédération française de football (FFF) a maintenu la décision de la DNCG : les Girondins de Bordeaux ne réintégreront pas le championnat de National 2 et restent rétrogradés en Régional 1 (6e division).

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Illustration : "Bordeaux : La réaction cinglante des Girondins après le verdict du Comex"
© Site officiel des Girondins de Bordeaux

Bordeaux dénonce une absence de vote et crie au scandale

La réaction du club au scapulaire ne s'est pas fait attendre. Par voie de communiqué, la direction bordelaise s'est dite « scandalisée », arguant que le Comex n'avait même pas formellement délibéré ni voté sur les pièces financières apportées :

« Prétendre qu'il y aurait un rejet alors que l'organe compétent n'a pas même délibéré n'a aucun sens. Les arguments du club, un jugement exécutoire qui constate sa solvabilité et une saison intégralement financée par des fonds séquestrés, n'ont pas été examinés. Un retard dans la production de fonds de dix jours ne mérite pas une telle peine. »

Le club réclame désormais une audition officielle devant la DNCG et le Comité exécutif pour présenter sa situation actuelle et faire valoir l'existence d'une place vacante dans la poule H de National 2.

La FFF se défend et la menace de liquidation se précise

De son côté, l'instance fédérale justifie son refus par l'impossibilité juridique de modifier les règlements en cours de saison sans créer une rupture d'équité entre les clubs engagés. Une source fédérale a rappelé à l'AFP que la FFF n'était pas responsable des 118 millions d'euros de pertes accumulées par le club sous l'ère Gérard Lopez, ni de l'absence de garanties apportées dans les temps impartis.

Cette confirmation de la rétrogradation en Régional 1 pourrait sceller le sort du sextuple champion de France : le fonds d'investissement britannique Sparta Capital et son associé Park Bench avaient prévenu qu'un refus de maintien en National 2 entraînerait le retrait immédiat de leur offre de rachat, poussant inexorablement les Girondins vers la liquidation judiciaire.