Girondins de Bordeaux : Avis défavorable du CNOSF, le couperet tombe pour le club

Le verdict ultime du Conseil national olympique et sportif français (CNOSF) est tombé ce vendredi, et il assomme définitivement les derniers espoirs des supporters bordelais. Saisi par la direction des Girondins de Bordeaux pour contester la relégation actée par la DNCG, le conciliateur a rendu un avis défavorable, préconisant le maintien strict de l'exclusion du club des championnats nationaux.

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Illustration : "Girondins de Bordeaux : Avis défavorable du CNOSF, le couperet tombe pour le club"
© Site officiel des Girondins de Bordeaux

L'apport de Sparta Capital insuffisant pour sauver la place en National

Pourtant, le rachat récent de la formation au Scapulaire par la firme Sparta Capital avait fait renaître un mince espoir. Gérard Lopez ayant cédé le club tout en renonçant à ses créances ainsi qu'à sa clause de retour à meilleure fortune, le nouveau propriétaire avait injecté les 10,6 millions d'euros requis pour boucler l'exercice 2026-2027. Insuffisant toutefois pour convaincre l'instance olympique de valider la réintégration en National 1 (anciennement National 2).

Bloqué administrativement, le club au Scapulaire se retrouve pour l'heure reversé dans la poule B de Régional 1 sous l'égide de la Ligue de Nouvelle-Aquitaine, à quelques jours du coup d'envoi du championnat fixé au 29 août.

L'ombre de la liquidation judiciaire et un choc juridique pour Gérard Lopez

Cette décision ouvre un boulevard vers la fin de la SASP. Le commissaire à l'exécution du plan de continuation, Franck Michel, pourrait demander très prochainement la résolution du plan au tribunal de commerce, ouvrant la voie à une liquidation judiciaire et à la vente des actifs par un liquidateur. Pour tenter le tout pour le tout, la direction girondine dispose de 15 jours pour contester la conciliation et déposer un référé-suspension devant le tribunal administratif.

En parallèle, l'ancien propriétaire Gérard Lopez risque très gros sur le plan personnel. L'homme d'affaires luxembourgeois pourrait faire l'objet d'une requête en sanction pour « faute de gestion » devant la justice commerciale, l'exposant à une peine pouvant aller jusqu'à 15 ans d'interdiction de gérer, d'administrer ou de diriger une entreprise sur le territoire français.