Il ne reste que peu de choses à l’équipe de France pour valider pour de bon son accession à la Coupe du Monde 2022. Ce samedi, les Bleus s’avancent face au Kazakhstan, dernier du groupe D, et net outsider de cette rencontre. Souvent fébriles face aux petites nations, les Français peuvent-ils vivre un match compliqué face aux Kazakhs ?
Un match de retard, trois points d’avance, et toujours pas de défaite. Tel est le bilan de l’équipe de France dans son groupe de qualification à la Coupe du Monde, alors qu’elle est suivie de loin par l’Ukraine qui joue actuellement sa place de barragiste. Face au Kazakhstan, la défaite serait une catastrophe, à tel point que cela est peu envisageable. Doit-on être excessivement confiants pour autant ?
Un bloc bas, l’enfer des Bleus
Dans le Final Four de la Ligue des Nations, les Français ont triomphé avec toute la force de caractère qui les identifie. Désorganisés en première période face à la Belgique, dans un faux rythme face à la possession espagnole en finale, les hommes de Didier Deschamps ont vaincu, mais ont surtout brillé grâce à des éclairs individuels, notamment grâce aux deux buts décisifs de Karim Benzema lorsque le scénario n’était pas des plus favorables. La France brille au pied du mur, mais surtout face aux équipes joueuses. Les espaces se libèrent ainsi et chaque incursion bleue devient dangereuse.
Face aux adversaires regroupées, la donne n’est plus la même. Si les Bleus s’étaient imposés 2-0 à l’aller contre l’adversaire de ce week-end, dans son stade qui plus est, la période post-Euro a été marquée par une série de matchs nuls fades. Face à la Bosnie et face à l’Ukraine, la tactique à vocation défensive face à laquelle Antoine Griezmann et ses partenaires faisaient face les a désarmés. Face à la Hongrie en 2e journée de l’Euro cet été, cette impuissance était particulièrement visible. Devant une défense à cinq, les contres sont presque impossibles, et seul un jeu de position fait de patience fonctionne. La vitesse ne sera certainement pas la clé, et les combinaisons, notamment en dehors de la surface, pourraient être décisives face à une équipe pour qui le point du nul serait un bon résultat.
Les qualités individuelles des champions du Monde pourraient bien suffire à faire tomber le Kazakhstan samedi, mais cela ne doit pas être source de trop de confiance tant cette équipe est coutumière des mésaventures en qualification.